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Auteur Sujet :

Les photographies de Florence

n°27034
Skellbraz ​ .
l'idée est debout. Hugo
Posté le 02-05-2017 à 23:01:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonsoir à toutes et tous
Ah,  des flèches en couleur, c'est " top"! Merci Marc pour toutes ces explications.  
 :??: J'ai encore une petite question : ce soldat ne serait- il pas équipé de l'ancienne ceinture qui a  une plaque pour fermeture? A force de regarder :pt1cable: je ne sais plus si je vois ou non une plaque (juste sous le bouton).
http://images.mesdiscussions.net/p [...] plaque.png  
Bien à vous
Brigitte
je corrige :  ceinturon remplace "ceinture" et,  boucle remplace "plaque"


Message édité par Skellbraz . le 02-05-2017 à 23:08:51

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Sommaire "femmes pendant la Grande Guerre : http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] tm#t120715
n°27035
marcus
Posté le 03-05-2017 à 08:57:18  profilanswer
 

Bonjour brigitte, bonjour à tous,

Citation :

ce soldat ne serait- il pas équipé de l'ancienne ceinture qui a  une plaque


C'est forcément un ceinturon avec boucle à ardillon(s): On distingue assez clairement le passant du ceinturon qui maintient la pointe du ceinturon. Comme vous aimez mes petites flèches, j'en ai remis une rouge  :lol:.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/ceintureavecplaque.png
 
Bien cordialement,
Marc

n°27036
Skellbraz ​ .
l'idée est debout. Hugo
Posté le 03-05-2017 à 14:26:00  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous,  
Merci Marc pour votre patience.  ;) "dit en passant" : je n'avais pas songé aux passants ( maintenant j'en vois 2!!!)
Cordialement,
Brigitte
Merci aussi, lecteurs/trices, de ne pas vous  moquer pas de moi  et/ou de ne pas me taper sur la tête.


Message édité par Skellbraz . le 03-05-2017 à 18:10:41

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Sommaire "femmes pendant la Grande Guerre : http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] tm#t120715
n°27070
air339
Posté le 06-05-2017 à 18:38:32  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
 
A propos de la photo n° 5, derrière le groupe, l'arbre est un pêcher, sans fruits visibles, soit début printemps, soit fin d'été. Un zoom sur le feuillage mettrait-il en évidence des fruits ?
 
Les fleurs semblent être de la famille des composées, proches des genres asters ou des érigerons, à floraison estivale.  
 
Le point commun de ces deux éléments serait donc autour du mois de septembre, sous toute réserve.
 
 
Cordialement,  
 
 
Régis


Message édité par air339 le 06-05-2017 à 18:49:05
n°27072
marcus
Posté le 07-05-2017 à 11:52:42  profilanswer
 

Bonjour Régis, bonjour à tous,

Citation :

A propos de la photo n° 5, derrière le groupe, l'arbre est un pêcher, sans fruits visibles, soit début printemps, soit fin d'été. Un zoom sur le feuillage mettrait-il en évidence des fruits ?


L'arbre est effectivement un pêcher.  
J'ai ai planté un assez similaire au fond du jardin. J'ai même cru qu'il allait enfin donner cette année  :)  
Et puis il a gelé à -8°... :cry:  
 
Pour en revenir à celui qui nous intéresse, j'ai essayé de faire un gros plans, mais le résultats n'est quand même pas très net. Pour ma part, je ne vois pas clairement de fruits (mais ce n'est pas un argument de datation - la preuve c'est que mon pêcher n'en aura pas non plus cet été).
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation20170507.jpg
 
Cordialement,
Marc

n°27093
marcus
Posté le 09-05-2017 à 21:44:16  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Photo n°7 :
 
Voici la dernière photo du lot offert par Florence.
Peut-être la plus intéressante, car elle est manuscrite au dos.
 
On retrouve des hommes du 17e Bataillon de Chasseurs à Pied, ici au nombre de 22, encadrement compris.
Les soldats posent devant un magasin dont la devanture, au n°13 d'une rue, porte l'inscription « LANOISELÉ ». Or il se trouve que Lanoiselée est un patronyme typiquement bourguignon, qui se retrouve notamment en Saône-et-Loire. Tout laisse donc à penser que ce cliché, comme le précédent, a été pris à Tournus (dépôt du 17e BCP).  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation20170509.jpg  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation20170508.jpg
 
Voici la transcription en respectant la typographie:  
« Dans le rang qui est debout et derrière le 1er Didillon de  
Dommartin, un à passer c'est moi ; à ma gauche Vaisse de Nancy.
Ensuite notre sergent, après notre caporal d'escouade suivi de  
Folmard, un ami qui est photographié dans notre groupe de 3.
Gardez ces photographies qui ne sont pas mal et faites 4 jours  
avant de partir. »
 
Plusieurs remarques s'imposent assez rapidement:
- cette photo est certainement liée au cliché précédent. L'unité est la même (17e BCP) et la mention au pluriel « Gardez ces photographies » fait bien référence à un lot, qui contenait une autre photo de groupe plus restreint ("notre groupe de 3" ). Je n'ai pas identifié de manière formelle un homme qui pourrait figurer sur la photo n°6 et celle-ci, mais n'étant pas très physionomiste... :(  
- le cliché a été pris juste avant le départ (pour le front)
- certains soldats ne sont pas pris en compte dans les identifications, ce qui rend ces dernières aléatoires. Ainsi, le sergent est décrit comme étant le 4e, mais il est en réalité 5e en partant de la gauche (ses galons sont nettement visibles). Impossible ainsi de savoir si l'expéditeur est 2e ou 3e en partant de la gauche... Les voici donc tous deux en gros plan
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation201705095.jpg
Selon Florence, il pourrait s'agir de Fernand Simonin, 17e Bataillon de Chasseurs, 11e compagnie, 1ère section (dont elle possède une lettre datée de juin 1915) mais elle n'en sait pas davantage.  
Peut-être les spécialistes du forum :hello: pourront-ils nous éclairer sur ce point?
Peut-être même seront-ils capables de retrouver la trace des autres soldats mentionnés sur la carte?
 
Les hommes sont jeunes. Probablement des jeunes de la classe 1915 (incorporés en décembre 1914) ou 1916 (incorporés en avril 1915).  
Seul le sergent fait véritablement figure d'ancien.
 
Ils portent des tenues bleues avec d'importantes différences de nuances.  
Ainsi, les capotes sont soit des modèles Poiret en drap bleu clair, soit des modèles 1877 en drap gris de fer bleuté mais munis d'un col chevalière.  
Les képis sont assez sombres et portent le numéro de l'unité, mais quelques uns sont en drap bleu clair (rang du fond, 3e en partant de la gauche, clairon, 2e en partant de la droite).  
Les numéros d'unité sont jonquille, fixés sur un socle gris de fer bleuté ou bleu chasseur puis cousus au col ou sur le képi.
D'une manière générale, les bandes molletières ressortent assez claires et les pantalons-culottes plutôt sombres.
 
A l'exception d'un homme (dernier rang à droite) qui est en vareuse modèle 14 et dépourvu de tout équipement, le reste de la troupe est entièrement équipé et prêt à partir : cartouchières, bidon et musette (dont les courroies se croisent sur les poitrines), havresac sur lequel sont arrimés la toile de tente (la demi-couverture est roulée dans la toile de tente) et son mat en 2 tronçons, l'outil individuel et la gamelle. L'armement est constitué du fusil Lebel 1886/93.
 
Trois hommes du dernier rang sont surélevés pour être mis en valeur.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation201705093.jpg
Celui de gauche, aux bras croisés porte le grade de sergent. Son statut de sous-officier est confirmé par les chiffres et la fausse jugulaire métalliques du képi.
Celui du centre porte un brassard de deuil. C'est probablement un jeune sous-lieutenant ou lieutenant mais sa position bras dans le dos ne permet pas de voir ses marques de grade.
Celui de droite porte le même équipement que la troupe et n'a aucune marque de grade visible. On peut cependant penser qu'il s'agit du caporal d'escouade dont il est question dans le texte. Sa position met bien en valeur le port fréquent de la 2e plaque d'identité au poignet (distribuée à partir de mai 1915).
L'homme à sa gauche est clairon mais ses galons de fonction ne sont pas discernables.
Le soldat en capote bleu clair aux pieds du sergent porte sur la manche l'insigne de tireur-pointeur à la mitrailleuse.
 
Quelques gros plans pour finir:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation201705092.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/Numerisation201705094.jpg
On remarque que les vareuses dépassent sous les capotes, ce qui indique plutôt la mauvaise saison.
D'après les tenues, je pense que cette photo date de la fin 1915, juste avant la généralisation du casque Adrian.
 
Cordialement,
Marc

n°27094
Scolari
Posté le 09-05-2017 à 22:36:01  profilanswer
 

Bonjour,

marcus a écrit :

Selon Florence, il pourrait s'agir de Fernand Simonin, 17e Bataillon de Chasseurs, 11e compagnie, 1ère section (dont elle possède une lettre datée de juin 1915) mais elle n'en sait pas davantage.  
Peut-être les spécialistes du forum :hello: pourront-ils nous éclairer sur ce point?


il me faut un autre point de départ, l'adresse et le destinataire du courrier serait d'une grande aide, si cela est possible.
 
Cordialement
Frédéric


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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27134
marcus
Posté le 12-05-2017 à 20:42:52  profilanswer
 

Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous,

Citation :

il me faut un autre point de départ, l'adresse et le destinataire du courrier serait d'une grande aide, si cela est possible.


Renseignement pris auprès de Florence, la carte a vraisemblablement été envoyée à M. et Mme Simonin, qui habitaient Mazerulles, près de Nancy.
Elle n'en sais malheureusement pas plus.
 
Bien cordialement,
Marc
 

n°27135
Scolari
Posté le 12-05-2017 à 21:24:10  profilanswer
 

Bonsoir à tous et Marc

marcus a écrit :

Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous,

Citation :

il me faut un autre point de départ, l'adresse et le destinataire du courrier serait d'une grande aide, si cela est possible.


Renseignement pris auprès de Florence, la carte a vraisemblablement été envoyée à M. et Mme Simonin, qui habitaient Mazerulles, près de Nancy.
Elle n'en sais malheureusement pas plus.
Bien cordialement,
Marc


merci pour la réponse,
j'avais anticipé la piste de Nancy et j'avais regardé des fiches matricules. j'ai croisé plusieurs fiches matricules 'au moins 3 sur plusieurs classes, pour des homonymes Simonin Fernand...
j'ai même regardé les fiches matricules AD Doubs et Saône et Loire.
je vais revérifier tous cela.
Cordialement
Frédéric
 
 
 
 
 
 


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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27136
Scolari
Posté le 12-05-2017 à 21:48:43  profilanswer
 

re-
 
j'avais donc croisé la fiche matricule de Simonin Fernand, classe 1914,  
mais je l'avais éliminé car SANS INFORMATION exploitable. (comme vous le verrez), car ajourné pour faiblesses en 1914.
sans doute, rappelé aux services armées par le conseil de révision d'octobre et novembre 1914
AD 54, classe 1914, bureau de recrutement Toul, matricule n°634, vue 238. voir fiche matricule
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/14735/simoninfernand.png
 
grande concordance, patronyme, prénom, classe 1914, lieu de résidence des parents : Mazerulles
il me manquait une indication géographique pour éliminer les autres homonymes.
cordialement
Frédéric


Message édité par Scolari le 12-05-2017 à 21:52:22

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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27137
pierret
Posté le 12-05-2017 à 22:29:25  profilanswer
 

Bonsoir Marc
Bonsoir Florence
 
A Tournus au 39 Rue de la République se trouvait la quincaillerie LANOISELEE CADOT aujourd'hui REBILLARD ; cf article paru le 29 avril dernier dans le Journal de Saône et Loire  
http://www.lejsl.com/edition-de-ch [...] patrimoine
 
Si j'en crois googlemaps, l'arrière de cette quincaillerie correspond au 12 et 13 Quai de Verdun ; ce quai longeant la Saône les numéros pairs et impairs se suivent d'une entrée à l'autre  
 
La photo ci-dessous montre une façade identique (porte et fenêtres) à celle de la photo de Florence.  
 
Bien cordialement
 
Jean-Louis
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/175/LANOISELEE1.jpg


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133° RI "Les Lions du Bugey"
"Pas s'en faire, pas s'en fichtre .... Le Lion atteint toujours sa proie"
n°27139
air339
Posté le 13-05-2017 à 06:44:03  profilanswer
 

Bonjour,
 
 
Ce que je comprend de l'identification des personnages, le "un à passer" voulant dire "passer une personne" :  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5009/cestmoi.jpg
 
 
 
Cordialement,
 
 
Régis

n°27140
marcus
Posté le 13-05-2017 à 11:16:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Tout d'abord un grand merci à tous pour vos différentes contributions  :jap:  
Vous êtes vraiment très forts!
 
@ Frédéric: Merci pour cette identification rapide. Effectivement, tout semble correspondre, le nom, le prénom, le lieu de résidence, la classe...
Je crois que le doute n'est pas permis!  
Quelle dommage que la feuille soit vierge de tout parcours... Cela aurait sans nul doute permis de dater précisément le dernier cliché.
 
@ Jean-Louis: Merci pour la localisation précise de la photo, qui confirme mon impression première.  
On constate que la façade arrière n'a d'ailleurs que peu changé depuis 1915.
 
@ Régis: Cette hypothèse est séduisante, mais je ne comprends pas la phrase de cette façon (mais je peux me tromper).  
Mes arguments sont avant tout syntaxiques:
En effet, le texte est bien rédigé, sans fautes et avec une utilisation cohérente de la ponctuation, notamment des virgules. Or de virgule il n'y en a pas entre "un à passer" et "c'est moi". Il devrait pourtant y en avoir une dans le cas où F. Simonin parlerait de 2 personnes différentes (il en met partout ailleurs).  
Qui plus est, je pense qu'il n'écrirait pas "c'est moi" mais seulement "moi".
Je crois plutôt que "un à passer c'est moi" forme donc une même proposition.
 
Enfin, l'homme que vous proposez comme caporal d'escouade porte une tenue qui me fait plutôt penser à un jeune officier. Sans compter sa position bien centrée sur la photo tandis que le sergent se retrouve plus à gauche.
 
Bien cordialement,
Marc


Message édité par marcus le 13-05-2017 à 11:17:19
n°27141
Scolari
Posté le 13-05-2017 à 11:58:31  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
je comprenais la phrase comme Régis, et puis il y a une donnée que vous n'avez pas, " le 1er DIDILLON, en fait pour la classe 1913, il y a 2 DIDILLON et un DIDILLON la classe 1915, AD 54, il y a plusieurs personnes se nommant DIDILLON. (donc confirmation le patronyme existe et compatible Meurthe et Moselle et classe 13 &15 [édition: ma mémoire s'est mélangée, il n'y a pas de DIDILLON classe 14 aux AD54).
(pourtant j'ai regardé pour la classe 1913, sur un des soldats DIDILLON, de mémoire, cela ne correspondait pas : je vais revérifier)
et donc effectivement Marc,
cela ferait : 1er DIDILLON, [sous entendu] 2 eme DIDILLON<- 1 à passer, F. Simonin , VAISSE, l'encadrement.  
[édition : trop complexe, le 1er est le premier dans l'ordre, tout simplement]
 
- pour la datation, en fait, je vais émettre  une hypothèse grossière proche de l'énormité:
si l'on part comme hypothèse que la fiche matricule est correcte et qu'on fait le lien avec la photo de groupe précédente ( datée vers 1915), rappel de la classe 1914 suite à un conseil de révision, leur période de formation et donc de fin de formation ne peut-elle pas coïncider avec la période de formation de ceux de la classe 1915, appelés par anticipation, fin décembre 1914?
et donc il faudrait plutôt se caler en date par rapport à la classe 1915?
 
- pour la patronyme : VAISSE,
mon problème de généalogiste, dans l'EST, il peut s'écrire : VAYSSE, WEISS ce qui ouvre les possibilités, en plus de 2 classes possibles : 1914-1915
 
cordialement
Frédéric


Message édité par Scolari le 13-05-2017 à 14:42:04

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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27143
marcus
Posté le 13-05-2017 à 14:45:51  profilanswer
 

Bonjour Frédéric, bonjour à tous,

Citation :

je comprenais la phrase comme Régis, et puis il y a une donnée que vous n'avez pas, " le 1er DIDILLON, en fait pour la classe 1913, il y a 2 DIDILLON et un DIDILLON la classe 1915, AD 54, il y a plusieurs personnes se nommant DIDILLON. (donc confirmation le patronyme existe et compatible Meurthe et Moselle et classe 14).  
(partant j'ai regardé pour la classe 1913, sur un des soldats DIDILLON, de mémoire, cela ne correspondait pas : je vais revérifier)  
et donc effectivement Marc,  
cela ferait : 1er DIDILLON, [sous entendu] 2 eme DIDILLON<- 1 à passer, F. Simonin , VAISSE, l'encadrement.  
(trop complexe, le 1er est le premier dans l'ordre, tout simplement)


Je n'ai rien compris  :pt1cable:  
 

Citation :

- pour la patronyme : VAISSE,
mon problème de généalogiste, dans l'EST, il peut s'écrire : VAYSSE, WEISS ce qui ouvre les possibilités, en plus de 2 classes possibles : 1914-1915


J'avais indiqué plutôt classes 15 ou 16 dans ma présentation de la photo. Et comme F. Simonin écrit sans fautes apparentes, je pars aussi du principe que l'orthographe du nom de son ami est correcte.
Or on trouve un VAISSE Marcel Louis, de Nancy, classe 1916, matricule 1649, bureau de Toul, incorporé au 17e BCP en avril 1915. Ce serait très cohérent me semble-t-il.
http://archivesenligne.archives.cg [...] neuse.php?
p. 236 de la visionneuse  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3384/archivesFRAD05401R147119160236.D1.jpg
 
Édité pour préciser que dans ce cas, la photo daterait du 2 décembre 1915.
 
Qu'en pensez-vous?
 
Cordialement,
Marc

Message cité 1 fois
Message édité par marcus le 13-05-2017 à 15:06:42
n°27144
Scolari
Posté le 13-05-2017 à 16:20:34  profilanswer
 

re-

marcus a écrit :


Je n'ai rien compris   :pt1cable:

oui explication fumeuse de ma part, j'aurais mieux fait de supprimer le texte que de le barrer.
 

marcus a écrit :


J'avais indiqué plutôt classes 15 ou 16 dans ma présentation de la photo. Et comme F. Simonin écrit sans fautes apparentes, je pars aussi du principe que l'orthographe du nom de son ami est correcte.
Or on trouve un VAISSE Marcel Louis, de Nancy, classe 1916, matricule 1649, bureau de Toul, incorporé au 17e BCP en avril 1915. Ce serait très cohérent me semble-t-il.
http://archivesenligne.archives.cg [...] neuse.php?
p. 236 de la visionneuse  
http://images.mesdiscussions.net/p [...] 236.D1.jpg
Qu'en pensez-vous?


au vu des faibles données, datation photo, texte au verso, il est parfait <- lien fiche matricule.
 

marcus a écrit :

Édité pour préciser que dans ce cas, la photo daterait du 2 décembre 1915.


Cela confirme votre datation de la photographie n°6 durant leur période de formation en avril 1915.
Puis la photographie n°7, 4 jours avant le départ vers le front? donc 2 décembre 1915.
 
- Dire que je pense que j'ai croisé la fiche matricule du soldat DIDILLON, classe 1915, même AD, mais elle est aussi vide donc sans aucune certitude.
 
- un mélange de 3 classes : 1914-1915-1916 est possible ? j'ai dû replonger dans mon premier livre de chevet, La France devant la conscription de Philippe Boulanger, et dans le tableau 1 : opérations de recensement et de révision des classes 1914-1923.( page 59)
avec 3 recensements pour l'année 1914, classe 1914-1915-1916 et 2 conseils de révisions sur la même année, classe 1914-1915
+ le chapitre sur la révision des hommes non mobilisés : ajournés, exemptés, réformés (page 69)
techniquement cela semble possible.
 
cordialement,
Frédéric


Message édité par Scolari le 14-05-2017 à 10:11:15

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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27237
Scolari
Posté le 21-05-2017 à 15:29:33  profilanswer
 

Bonjour,  

marcus a écrit :

Photo n°6:
Un groupe de jeunes recrues pose autour d'un sous-officier, probablement mi-1915.  
Ces jeunes soldats appartiennent au 17e Bataillon de Chasseurs à Pied, caserné historiquement à Rambervillers puis à Baccarat à partir d'avril 1914.  


j'en suis le premier désolé, je  n'ai pas de preuve directe, les fiches matricules sont souvent vide. :-/, pas taper trop fort sur moi , dans votre exigence extrême de vérité.
je propose à votre sagacité la piste suivante :
FOLMARD Henri Léon, AD Vosges, cote 1R 1708, classe 1916, bureau de recrutement : Epinal, matricule n°1238, vue 62.
classé dans la 1ere partie de liste en 1915, il mesure 1m70, il habite RAMBERVILLERS.
malheureusement : PAS DE DOSSIER
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/14735/FOLMARDADVOSGES.png
 
il est décédé au grade de sergent, le 30 mars 1918 au 48e BCP.
 
pour DIDILLON, je suis sur la piste d'un élève Arts & Métiers en 1912, de classe 1915 de Nancy, décoré LH, qui décède lieutenant d'active (T.T) au 60e BCP en novembre 1917 (s.v.p lire la fiche 2 de MDH et LH), nommé sous-lieutenant par décision du général commandant en chef, le 26 avril 1916
idem pas de dossier :-/
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/14735/Didillongeorges26avril1916souslieut60eBCP.png
je n'arrive pas à le relier à notre DIDILLON du 17e BCP de façon certaine, je creuse encore... cette piste est tellement étonnante, passer de soldat à lieutenant d'active en moins de 2 ans... si vous trouvez mieux, je suis preneur.
 
cordialement,
Frédéric


Message édité par Scolari le 24-05-2017 à 15:20:40

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Le soldat et la mort dans la Grande Guerre
n°27258
marcus
Posté le 24-05-2017 à 10:25:35  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un grand merci Frédéric pour la qualité de vos recherches et votre persévérance.  :jap:  
La piste de Folmard me semble assez cohérente en effet (classe 16, Vosgien, Chasseur à Pied).
Quant à Didillon, ce serait un parcours éclair, mais qui resterait plausible. Les promotions sont plus rapides en temps de guerre. Un jeune homme instruit, capable et volontaire pouvait certainement progresser dans la hiérarchie assez rapidement.
 
J'avais transmis à Florence un compte-rendu des photos avec les renseignements complémentaires des différents contributeurs (qu'ils en soient à nouveau remerciés  :jap: ).  
En retour, elle m'a indiqué que Fernand Simonin a été gazé en 16 ou 17 et qu'il est mort des suites de ce gazage, selon la chronique familiale, en 1932, sans avoir jamais demandé de pension pour blessures de guerre.
 
Florence m'a également fait parvenir la transcription de 2 lettres en sa possession.  
Toutes 2 font références au 17e BCP. Mais les signatures, que Florence n'a pas clairement identifiées, semblent les rattacher davantage à Henri ou Robert Simonin, les frères de Fernand (la 2e lettre fait explicitement référence à ce dernier et ne peut donc être de lui). Il se pourrait alors que ce soit Henri ou Robert sur les photos 6 et 7...  
Les dates sont relativement proches (fin avril et mi-juin) mais les compagnies ne sont pas les mêmes (5e et 11e bis).  
Au final, ces lettres apportent plus de questions que de réponses:  
- Les 3 frères sont-ils passés par le 17e BCP?  
- Si oui, était-ce à la même période?  
- Concernant les photos, la piste de Fernand doit-elle être abandonnée au profit de l'un des frères?  
- Si oui, lequel?  
J'avoue ne pas encore avoir eu le temps d'effectuer la moindre recherche dans ce sens...
 
Voici les lettres en question.
 
Lettre 1
17e Bataillon de Chasseurs
Dépôt Divisionnaire
5e Compagnie
Secteur postal 47
Dimanche 28 avril 1917
 
Bien chers parents, je reçois à l'instant votre mandat de 25 francs qui me trouve au lit le samedi, à huit heures et demie du soir ; je suis étendu sur mon modeste lit, comme bureau ma boîte à gaz, comme lumière une chandelle. Je viens de me coucher après avoir été au Salut de tous les soirs ; comme bonsoir, je vous ai envoyé un "Souvenez-vous" et quelques graines de mon chapelet. Je reviens à ma correspondance qui se fait presque toujours sur ma couchette au milieu des chansons et blagues de tous mes 25 camarades qui se trouvent dans mon baraquement.  
Je ne vous ai jamais donné de détails sur nos logements, je vous donne ceux-ci qui sont cocasses pour le logement où je me trouve à l'instant où je vous écris ces lignes. Cette pièce forme un quadrilatère de 10 mètres de long sur 6 de large. Vous allez dire que j'exagère pour loger 25 hommes, cependant il en est ainsi. Voici la façon de partager notre réfectoire-dortoir. Deux bat-flancs se trouvent superposés, le rez-de-chaussée et le premier ; sur chacun se trouvent huit hommes côte à côte, total 16 chasseurs. En dessous et au-dessus de moi se trouve un homme, rez-de-chaussée, étage où je suis, et 2e étage pour 3 hommes. Un autre pareil, 3 hommes. Dans un autre coin, un double étage forme deux couchettes, un autre couche sous une table. Total, 25 hommes sont logés en peu de place et nous nous trouvons très bien, je vous assure. Ces quelques lignes vous feront rire et nous avons bien ri aussi à notre première soirée. Tous les soirs, chansons, blagues sont à la vogue et aucun ennui ne nous dérange. Jamais moral ne fut meilleur depuis 1914 car les opérations donnent espoir pour une fin prochaine et vous verrez dans les journaux une nouvelle avance, sans aucune perte ou presque pas, comme il y a un mois et à peu de km d'ici. Je fus témoin de la saucisse qui partit au-dessus de Paris après un accident d'avion relaté longuement par le Petit Parisien ou le Matin d'hier.
Je n'ai reçu aucune lettre depuis la dernière missive que je vous ai envoyée. Deux mois se sont déjà écoulés depuis ma dernière permission et peut-être qu'avant ou après deux autres mois, je serai parmi vous car l'attente d'un retour ardemment désiré donne à tout instant une longueur extrême et l'absence de ceux que l'on aime, quoique n'ayant que peu duré, a toujours trop duré.
Avant de m'endormir, malgré la distance qui nous sépare, une douce pensée nous rapproche.
Merci mille fois pour l'argent que je toucherai lundi. Recevez, chers parents, avec cette lettre, mes profonds et affectueux sentiments.  
R. (?) Simonin

 
Lettre 2
Sennecey le Grand
17e Bataillon de Chasseurs
11 bis Compagnie
1ère section
Tournus, le 18 juin 1915
 
Chers parents, je profite que je monte la garde à la Mairie de Sennecey pour vous envoyer de mes nouvelles.
Vous vous demandez ce que je fais ici et où se trouve ce pays. Sennecey est un gentil bourg, mieux que Pont-de-Vaux où nous avons été précédemment, qui se trouve sur la route de Châlon, à 10 km de Tournus. Ce matin, à 1 heure, nous quittions le cantonnement pour ce pays ; arrivés là, nous y laissons nos sacs et nous partons à 10 km plus loin encore, pour nous préparer à une attaque d'un mamelon et à 8 heures, après deux heures de pose, nous commencions la manœuvre et je partais presque aussitôt comme patrouilleur. Je perds de vue la colonne et je m'éloigne dans une autre direction, enfin j'arrive à trente mètres de l'ennemi. Je lui envoie plusieurs coups de fusil, me croyant suivi de la colonne ; je regarde derrière pour faire signe à mes camarades de me venir en aide mais je n'ai vu personne, ayant perdu le contact de ma section. Alors je cherche à me replier à travers les blés et je tombe entre les pattes de l'ennemi et me voilà fait prisonnier, avec des copains qui étaient avec moi. Ensuite je faisais la pose sous un cerisier qui m'a bien régalé. Ah les bonnes cerises ! Je m'en relèche encore les babines, permettez-moi l'expression.
A dix heures, nous étions de retour à Sennecey et nous y avons fait la popote, qui n'était pas mauvaise car nous avions pu nous procurer une bonne salade et quelques litres de vin à l'œil. Si vous saviez comme on arrive à bout des bonnes femmes en leur faisant de jolies tournures : "Oh ! madame, nous partons dans trois jours au feu et si vous pouviez me donner ceci ou cela, cela nous ferait bien plaisir car certainement, vous devez avoir un fils au feu, et ça vous fait plaisir quand il vous dit dans une lettre que les habitants le gâtent !" Et aussitôt, on a ce que l'on veut.
Pour aujourd'hui, je compte avoir fait tranquillement 30 à 35km de marche.
Mardi dernier, nous avions réveil à minuit et nous partions presque au pas de gymnastique près de Pont-Seille, petit village dont nous devions défendre l'accès. Nous avons fait là 6km 600 en une heure, c'est le vrai pas de chasseurs, comme disait notre sergent. Après de petits engagements, le rassemblement sonnait et aussitôt, nous avons creusé des tranchées dans le sable. Ça marchait tout seul et quand nous sommes arrivés à 1m80 de profondeur, partout des éboulements se produisaient et notre travail a été gâché tout-à-fait. Sans perdre de temps, le sous-lieutenant, l'après-midi, après avoir retourné manger à Tournus, nous emmenait de nouveau creuser une tranchée dans les environs ; la terre était ferme et aucun éboulement ne s'est produit. Tout y est aménagé comme sur le front. Enfin maintenant, il ne faut pas en promettre mais en mettre car nous sommes toujours en train d'arpenter les chemins.
J'ai reçu la lettre de papa avec 20 francs dedans et je vous en remercie. Mais les permissions sont supprimées car beaucoup de permissionnaires sont rentrés en retard et je ne compte guère aller à Lyon ; en plus on parle de nous renvoyer à Troyes.
J'ai reçu aussi une lettre de Fernand et il me dit tout-à-fait la même chose qu'à vous.
Comme je vois sur votre lettre, vous ne vous endormez pas pour la fenaison car vous me dites avoir rentré 52 voitures, et cela doit faire un tas. Sur le journal d'hier, j'ai vu qu'un Taube avait été à Nancy et avait 6 morts et 12 blessés.
Donc je suis de garde et je prends la faction de 11h 45 à 1 heure du matin, et je ne sais pas qu'il ne pleuvra pas car le ciel n'est pas trop beau.
Comme je ne vois plus rien à vous dire, je termine mon journal en vous embrassant tous affectueusement et je joins à ma lettre une fleur comme bouquet
   H. (?) Simonin

 
Cordialement,
Marc

n°27259
Scolari
Posté le 24-05-2017 à 17:11:03  profilanswer
 

Bonjour,
merci à Marc & Florence pour les précisions.
Effectivement, s'il y a 3 frères, les erreurs sont possibles... mais finalement peut être pas tant que cela.
à ma décharge, la piste initiale indiquée était :

marcus a écrit :

Selon Florence, il pourrait s'agir de Fernand Simonin, 17e Bataillon de Chasseurs, 11e compagnie, 1ère section (dont elle possède une lettre datée de juin 1915) mais elle n'en sait pas davantage.  
Peut-être les spécialistes du forum :hello: pourront-ils nous éclairer sur ce point?


 
(Marie, Joseph) Fernand Simonin, né le 28 aout 1894 à Mazerulles (54), classe 1914, pas de dossier sur la fiche matricule, fils de Edmond et Marie Lucie Lejeune.
 
Henri Edmond Simonin, né le 15 avril 1896 à Mazerulles (54), classe 1916, pas de dossier sur la fiche matricule, fils de Edmond et Marie Lucie Lejeune
mort pour la France, le 26/09/1917 au 17e B.C.P,
il avait la fonction de CLAIRON.
 
cela conforte la piste concernant, FOLMARD Henri Léon, AD Vosges, cote 1R 1708, classe 1916, bureau de recrutement : Epinal, matricule n°1238, vue 62.  
cela infirme, éloigne, la piste de DIDILLON Arts & Métiers. classe 1915, incorporé en 1914.
 
Robert, Charles, Marie, Joseph, né le 20 octobre 1917 à Mazerulles (54), classe 1917, ENFIN une fiche matricule complète, fils de Edmond et Marie Lucie Hejeune.
il est ajourné en 1916, classé dans le service armé par la commission de Nancy, le 2 juin 1917 mais il ne semble pas du tout passer par un BCP.
 
pour ma part, cela élimine avec certitude Robert des courriers et photos n°6 & 7.  
la lettre 2 est bien attribuée à Henri,
la lettre 1... la piste de Fernand, pourquoi pas ?
 
on commence à y voir un peu plus clair...je trouve.
 
Cordialement,
Frédéric


Message édité par Scolari le 24-05-2017 à 17:40:48

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