FORUM pages 14-18
  Soldats de la Grande Guerre

  Commandant GOURAUD

 

docteurno Pages d'aujourd'hui : actualités 14-18 - commémorations : guit70, 4 utilisateurs anonymes et 54 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Commandant GOURAUD

n°17236
TERNY02
le vieux peau-rouge
Posté le 15-10-2008 à 22:28:19  profilanswer
 

Bonsoir,
Qui peut me donner des renseignements sur ce Commandant Auguste GOURAUD né le 08 juillet 1873 et mort des suites de ses blessures à BOUCHAVESNES (Somme) le 13 (?) octobre 1916 et qui était chef de bataillon au 67e RI. L'ancienne caserne du 67 à SOISSONS porte le nom de "Quartier du Commandant GOURAUD" et aujourd'hui que le caserne n'existe plus en tant que telle mais se transforme en immeubles à usage de bureau et que des constructions nouvelles s'installent dans l'enceinte de la caserne, on parle désormais du "Quartier GOURAUD" et déjà, les nouvelles générations pensent qu'il s'agit du Général GOURAUD (son frère ?) qui aurait donné son nom à ce lieu. Merci d'avance pour vos réponses. Et bien cordialement,
Pierre.


---------------
terny
n°17256
Achache
Cimetière militaire de V D
Posté le 16-10-2008 à 13:38:02  profilanswer
 

Bonjour,
Dans le "Gouraud" de Pierre Lyautey (Julliart 1949) ce commandant est prénommé Pierre et non Auguste, page 152:
"Le 24 octobre (1916), il perdra son frère, le Commandant Pierre Gouraud tué glorieusement dans la Somme au 67e Régiment d'Infanterie où il était appelé le Chevalier sans peur et sans reproche."
en revanche, dans le même livre, on trouve p 11:
"L'oncle Auguste qui fit la campagne d'Algérie et trouva la mort à Constantine en 1845".
Il s'agit donc bien du frère du célèbre général Henri GOURAUD. reste à préciser le prénom exact. Où est l'erreur ? Peut-être s'appelait-il Pierre Auguste, ou Auguste Pierre, en souvenir de l'oncle Auguste...
La date de décès ne concorde pas exactement non plus avec celle que vous donnez, mais c'est bien le même Cdt au 67e RI.
Bien à vous
Achache


---------------
Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?/Un funèbre charnier, hanté par des fantômes./Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°17257
Achache
Cimetière militaire de V D
Posté le 16-10-2008 à 14:13:06  profilanswer
 

Achache a écrit :

Bonjour,
Dans le "Gouraud" de Pierre Lyautey (Julliart 1949) ce commandant est prénommé Pierre et non Auguste, page 152:
"Le 24 octobre (1916), il perdra son frère, le Commandant Pierre Gouraud tué glorieusement dans la Somme au 67e Régiment d'Infanterie où il était appelé le Chevalier sans peur et sans reproche."
en revanche, dans le même livre, on trouve p 11:
"L'oncle Auguste qui fit la campagne d'Algérie et trouva la mort à Constantine en 1845".
Il s'agit donc bien du frère du célèbre général Henri GOURAUD. reste à préciser le prénom exact. Où est l'erreur ? Peut-être s'appelait-il Pierre Auguste, ou Auguste Pierre, en souvenir de l'oncle Auguste...
La date de décès ne concorde pas exactement non plus avec celle que vous donnez, mais c'est bien le même Cdt au 67e RI.
Bien à vous
Achache


 
PS: vérif. faite sur MDH: nom seulement il se prénommait bien Auguste-Pierre, mais Frimin en prime: Auguste Firmin Pierre. Quant au décès, il est donné au 13 Octobre; l'erreur est donc probablement dans le livre de Pierre Lyautey.

n°17269
Eric Mansu​y
Posté le 16-10-2008 à 19:17:11  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Pierre,
 
Extrait de Sous les obus avec le 6-7, de Maurice Pascal : "17 octobre 1916. On m'annonce, ce matin, la mort du commandant Gouraud, chef du 1er bataillon du 67, frère du général Gouraud. Cela ne m'étonne pas, il devait se faire tuer. Il était très brave, un peu exalté et ne se rendant certainement pas un compte exact du danger. Il était légendaire au 67. On l'appelait "mon frère Henri" et tout le monde l'aimait bien.
A Verdun, son bataillon allant à l'attaque, il s'écrie : "Saint-Michel, protégez mon bataillon !" Il expliquait ensuite que sa famille était vouée à Saint-Michel. Le "frère Henri" captura Samory le jour de la Saint-Michel.
Avisant, à Rupt, un soldat descendant de Verdun, il le met en face de lui et lui dit : "Tu es sale, tu es boueux, tu es dégoûtant... tu es un brave, je te salue !" et il le fit, comme il le disait.
Il était sorti de Saint-Cyr en 1895 et avait passé presque toute sa vie militaire dans l'Est. Capitaine au début de la guerre, il fut bientôt chef de bataillon. A Verdun, avec son bataillon, il gagnait sa troisième citation, en repoussant la furieuse attaque du 23 juin, après laquelle le régiment tout entier fut cité à l'ordre de l'armée.
Le 16 octobre, le bataillon de Gouraud avait enlevé une tranchée. Dans la nuit, le commandant visitait la nouvelle position conquise, encourageant ses hommes, quand une balle, lui traversant le cou, le renversa mort."
 
C'est tout ce dont je dispose. Je laisse à votre soin de recouper la date et les circonstances de sa mort, qui semble donc n'avoir pas été immédiate.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 


---------------
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°17288
TERNY02
le vieux peau-rouge
Posté le 16-10-2008 à 23:52:43  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Et grand merci à Achache et à Eric. Les seuls éléments en ma possession sont les fiches MDH et son décès est noté du 13 octobre mais j'ai un doute sur l'écriture (un 3 et un 8 sont proches !) J'attends d'un spécialiste du 6.7 et de la caserne de Soissons des éléments de réponse...Bien cordialement,
Pierre.


---------------
terny

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Soldats de la Grande Guerre

  Commandant GOURAUD