Vincent,
ayant fait mon sujet de maîtrise d'histoire sur ce thème, je peux vous apporter quelques réponses, brèves car le sujet est vaste et les situations très diverses. Ce qui préside au début des hostilités, c'est l'improvisation. Disons pour faire court qu'il y des civils qui ont anticipé l'arrivée des combats : il s'agit d'initiatives individuelles activées par la crainte des combats, évidemment, mais aussi par la peur des exactions allemandes ( les réfugiés belges ont diffusé de nombreux récits ). Pour les autres, la fuite se déroule lorsque les combats se rapprochent des localités : les militaires évacuent les civils ( et encore pas tous ). Les autorités civiles (maires) et religieuses (prêtres) ne sont que des "chefs de files" qui tentent d'être les garants de la cohésion du groupe dans les premiers temps du déplacement, les civils étant pour la plupart d'entre eux convaincus que leur exil ne durera que quelques heures voire quelques jours. A l'arrière, ils sont pris en charge par les autorités civiles ( préfectures , maires des villes d'accueil, organisations caritatives ) qui organisent difficilement leur évacuation vers l'intérieur de la France ou leur maintien sur place si les réfugiés n'ont pas la possibilité de trouver un toit dans leur famille. Par la suite, disons de 1916 à 1918, j'ai pu observer que les opérations militaires prévoyaient la définition de zones dans lesquelles la présence de civils était autorisée ou interdite et dans ce cas leur évacuation organisée.
Si vous souhaitez d'autres renseignements, n'hésitez pas
Cordialement,
Thierry
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Cordialement. " Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on pouvait demander à des Hommes, et nous l'avons fait ", Ceux de 14.