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Frontenay sur Dive 14-18

n°78329
regis 79
Posté le 11-06-2017 à 23:36:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Il y a cent ans, jour pour jour, le 11 juin 1917……...
 
Ce 11 juin 1917, Germain Valançon, né à Frontenay en 1893, cousin germain de mon arrière-grand-mère Constance Valançon, change de régiment. Engagé volontaire en 1913 avec le 7ème Hussard de Niort, Germain Valançon se retrouve au front dès le début du conflit.
 
Selon l'historique du régiment, après l'arrêt des Allemands sur l'Yser en 1914, le 7e régiment de Hussards, paradoxe pour un régiment de cavalerie, participe à la guerre de tranchées en 1915 en Artois, puis suit à Verdun le 9e C. A. en avril 1916 avant d'exécuter dans la Somme le service des liaisons, de l'observation, ainsi que le ravitaillement par bâts, de l'artillerie, l'état du terrain rendant impossible le ravitaillement normal des batteries. Ces missions sont moins glorieuses qu'en 1914, mais indispensables aux combattants de première ligne.
 
A partir de février 1917, par suite de la nouvelle organisation de la cavalerie divisionnaire, les différents escadrons sont affectés à chacune des D. I. du 9e C. A..
C'est dans ce contexte que Germain Valançon est versé ce 11 juin 1917, au 125ème RI, en poste à ce moment-là à Epernay, régiment qui vient de s'engager en avril-mai au Chemin des Dames et au plateau de Craonne. Le JMO annonce une  chaleur accablante en cette mi-juin 1917 et c'est la raison pour laquelle les déplacements se font essentiellement de nuit par marches de 18 à 20 km pour rejoindre la région de Berry-au-Bac et Sapigneul, à la frontière entre l'Aisne et la Marne. Les travaux de défense, l'aménagement de tranchées et d'abris sont au programme chaque jour.
 
Le régiment est alors envoyé en Lorraine d'août 1917 à avril 1918, en forêt de Parroy, puis au Grand-Coronné de Nancy avant d'être rapatrié d'urgence dans la Somme, suite à l'offensive puissante des Allemands en Artois, offensive menaçant à nouveau Paris.
 
Germain Valançon va connaître des périodes « plutôt » calmes pendant 10 mois. Ce sera autre chose avec la bataille de la Somme en 1918..........

n°78343
regis 79
Posté le 12-06-2017 à 23:29:23  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 12 juin 1917……...
 
Ce 12 juin 1917, Théodule THOMAS, né en 1878 à Frontenay et marié à Cuhon (86) en 1905 avec Désirée Bonneau, ne répond pas depuis 3 jours à l'appel de son régiment installé au sud de Reims, à Villers-Marmery dans la Marne.
J'avais oublié un fait le concernant : en poste au front avec le 232ème RI et non le 69ème RIT, comme l'indique sa fiche matricule, Théodule Thomas est victime le 13 janvier 1917 de pieds de tranchées au fort de Douaumont (Meuse), justement là où se trouve le 232ème RI, alors que le 69ème RIT est dans la Somme. La fiche matricule ne précise pas de période de convalescence, mais en ce début juin 1917, il est « aux Armées ».
Ce 12 juin 1917 donc, Théodule Thomas est déclaré comme déserteur « à l'intérieur » (peut-être en permission à ce moment-là) en temps de guerre, et même s'il réapparaît le 21 juin 1917, il est condamné comme tel à un an de prison avec sursis le 7 juillet suivant par le tribunal de guerre. Si je l'évoque publiquement, c'est que la sanction est légère et qu'il doit y avoir de bonnes circonstance atténuantes. Seul le jugement du tribunal pourrait le révéler.
Toujours est-il que Théodule Thomas est  muté deux jours plus tard au 125ème RI, loin d'être un régiment disciplinaire et exposé, rejoignant ainsi Germain Valançon évoqué hier.  
Il a même lieu de préciser qu'il a été amnistié par la loi du 03 janvier 1925.

n°78352
regis 79
Posté le 13-06-2017 à 19:40:15  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 13 juin 1917……...
 
Ce 13 juin 1917, Mandé Valançon, né à Frontenay en 1872, frère de mon arrière-grand-mère Constance, quitte les ateliers de St Pierre des Corps (37) et la fabrication de tanks qui l'occupe depuis mars 1916. Il est  détaché aux travaux agricoles à ….......Frontenay et ne sera plus jamais mobilisé.
Son fils Fernand est trop jeune pour partir, son frère Marcel est toujours dans la fabrication de chaussures pour l'Armée à Tours, son autre frère Aurélien est parti avec l'Armée d'Orient et son neveu André Valançon est au front avec le 319ème RI à 20 km au sud de St Quentin (02).
 
Ce 13 juin 1917 aussi, Joseph Depoys, mon grand-père envoie une carte à sa promise :
 
« Mercredi 13 juin 1917,
Ma chère Marie, je t'adresse simplement quelques lignes à mon arrivée  
pour te dire que j'ai fait bon voyage, je suis arrivé ce matin à 1h30.
J'ai trouvé ma compagnie là où je l'avais quittée, rien de  
changé, mais l'exercice devient de plus en plus pénible, ainsi mes  
camarades sont debout depuis ce matin à 2 heures et à l'heure où
je t'écris, il est 9h30, il ne sont pas encore rentrés, aussi se plaignent-
ils et pas à tort.
Celui qui t'aime et t'embrasse bien fort. Joseph
 »
 
Joseph Depoys a sûrement le cœur gros. Il rentre d'une permission spéciale à Frontenay suite au décès accidentel de son père et ses camarades subissent un entraînement spécifique préparatoire à un retour au front à la cote 304..........non loin de Verdun...............

n°78399
regis 79
Posté le 17-06-2017 à 14:53:53  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 17 juin 1917……...
 
Ce 17 juin 1917, Albert Morin, né en 1879 à Chalandray (86) et habitant Villiers de Frontenay depuis 1911, le père de Pierre, change de régiment.
 
Au front avec le 69ème RIT depuis août 1914, Albert Morin, René de son premier prénom, est en poste le 15 avril 1917 dans l'Aisne et reçoit, comme tous les soldats, la lecture du message du Général Nivelle : « Aux officiers, sous-officiers et soldats des Armées Françaises, l'heure est venue. Confiance, courage et vive la France ! ».
Le JMO signale peu de combats et en cette mi-juin 1917, Albert Morin est en poste à Montescourt-Lizerolles et ses environs, à 15 km au sud de St Quentin. Beaucoup de mouvements de troupes et toujours pas de combats signalés.
 
C'est alors qu'Albert Morin est muté au 205ème RI et non RIT, comme je l'ai indiqué par erreur le 25 février dernier. Le 205ème RI est lui aussi dans le même secteur, à Vendeuil (02) et alentours, et va combattre dès août 1917 au Chemin des Dames …....pendant 5 mois, alternant instructions et combats, coups de main et repos.
Les patrouilles qui partent observer ne reviennent pas souvent intactes. Pratiquement chaque jour apporte son lot de tués, blessés ou disparus, selon le JMO.
 
Et pour ne pas être en reste, le 205ème RI va se retrouver au cœur de la bataille de la Somme, en 1918.
Albert Morin, déjà blessé en 1914 à Fontenay en Parisis, aura du mal à passer à travers tous ces écueils.....

n°78438
regis 79
Posté le 20-06-2017 à 19:31:03  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 20 juin 1917……...
 
Ce 20 juin 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, reçoit une carte postale de François Gros, né le 12 septembre 1887 à Pélussin dans la Loire et probablemnt du même régiment, le 346ème RI.  
 
François Gros écrit :
« Pélussin, le 20 juin 1917,
Mon Cher Ami, je t'écris ces quelques mots pour te faire savoir que je suis arrivé en bonne santé. Puis avec mes parents, nous avons parlé de toi et il t'envoie bien le bonjour.  
Mes 7 jours commencent à courir et seront trop vite passés, car ici, près de sa petite femme, les jours sont vite écoulés.
Votre ami qui vous serre la main.
François Gros 
»
(carte adressée à Monsieur Joseph Depois au 346ème R d'Infanterie 19 Cie secteur 84)
 
J'ai beau rechercher dans la liste alphabétique des registres matricules de la Loire 1907 pour les 3 bureaux de recrutement, pas de traces de François Gros.
Seule consolation, François Gros ne fait pas partie de la base de données des Morts pour la France de Mémoire des Hommes.
J'aurais bien aimé en savoir plus sur ce soldat suffisamment intime avec mon grand-père au point de lui envoyer une carte postale pendant sa permission.

n°78448
regis 79
Posté le 21-06-2017 à 16:23:47  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 21 juin 1917……...
 
Ce 21 juin 1917, Auguste Barry, né à Frontenay en 1870, en poste avec le 42ème RIT depuis le 16 mars précédent, va finir sa campagne contre l'Allemagne.
Le JMO du 42ème RIT n'existe pas, et l'historique du régiment n'est guère prolifique pour la période de mars à juin 1917, période à laquelle y évolue Auguste Barry. Le 42ème RIT réduit à 2 bataillons, est en poste près de Verdun et tient toujours dans son secteur, menant même de vigoureuses attaques sur la Côte du Poivre (commune de Louvemont – Meuse). Après sa reprise, le fort de Douaumont est occupé par une de ses compagnies ; des détachements sont également envoyés au poste de Chana, dans les forts de La Chaume, des
Sartelles, de Regret, de Landrecourt, de Belleville et de Saint-Michel.
 
Encore un soldat originaire de Frontenay qui est passé par Verdun et que je n'avais pas comptabilisé comme tel!
 
C'est dans ce contexte non pas de combats permanents mais plutôt d'occupation des points conquis que, ce 21 juin 1917, Auguste Barry va être détaché pour travaux agricoles à Aulnay, à 10 km de Frontenay sur Dive.  
Il ne retournera jamais au front.
Auguste Barry décédera en 1960 à Neuville (86).
 
Ce même 21 juin 1917, Octave Marsault, né en 1880 à Frontenay, le père de Rémy, Abel et Olga, quitte le front. Selon sa fiche matricule, il n'est plus « aux Armées » à compter de cette date, mais reste cependant au 256ème RA qu'il avait rejoint au mois d'avril précédent. Probablement va-t-il rejoindre le dépôt de ce régiment, car il y reste jusqu'au 30 novembre 1917.
En tout cas, son court séjour au 256ème RA n'est pas de tout repos, selon l'historique du régiment, qu'il faut laisser parler :  
« Le 1er Juin 1917, la Division quitte ses cantonnements pour aller occuper le secteur de Craonne au Chemin des Dames. Le 4 juin, les batteries bivouaquent dans le ravin au nord de Romain, et se mettent en position le surlendemain au nord de Pontavert (Aisne).
Secteur agité, où l'Artillerie est très active de part et d'autre.
….......................
Le Régiment vit des jours pénibles. Dans les bois, journellement, les arbres s'effondrent et l'on encaisse sans voir « venir les coups ». A l'arrière, les échelons se blottissent le soir venu car les avions boches arrosent copieusement les bivouacs. Malgré le crépitement des mitrailleuses et le coup de fouet des 75, les bombes tombent, souvent meurtrières, sur les chemins de ravitaillement, obligés de passer L'Aisne en des points néfastes tels que Chiry et Pontavert : il y a des débris et des trous.
Aussi, que d'héroïsme employé par tous, sur les positions qui changent souvent, et sur les pistes toujours battues. Les nombreuses citations, accordées après l'engagement, en témoignent.
Le 14 Juin, la 28ème Batterie est prise sous un feu violent d'obus de gros calibre et d'obus asphyxiants. Les casemates flambent et les dépôts de munitions sautent. Le Capitaine LEANDRI, Commandant la batterie, donne les preuves d'un courage et d'un sang-froid imperturbables, en communiquant à son personnel le calme nécessaire pour sauver le matériel et limiter les explosions des dépôts de munitions...........
 ».

n°78531
regis 79
Posté le 28-06-2017 à 10:56:49  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 28 juin 1917……...
 
Ce 28 juin 1917, Clovis Deméocq, né à Frontenay en 1876, le père d'André et d'Ophélie, n'est plus au front depuis le 14 décembre 1916 avec le 49ème RA. Ce jour, alors qu'il est classé « à l'intérieur », il est réformé, selon sa fiche matricule, par la commission de réforme d'Agen pour "raideur de la main gauche et gêne à la marche par arthrite sèche du genou droit".  
C'est donc pour lui la fin de sa campagne contre l'Allemagne, puisque les différentes commissions qui suivront confirmeront cette position.
 
Clovis Deméocq continuera sa vie à Frontenay et y décédera en août 1944. Il repose dans le cimetière communal.

n°78613
regis 79
Posté le 01-07-2017 à 22:52:33  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 01 juillet 1917……...
 
Ce 01 juillet 1917, Ernest Couillebault, né en 1879 à Frontenay, futur sacristain de ce bourg, le père de Louis et d'Hélène, change d'affectation. Selon sa fiche matricule, des Tréfileries du Havre, il passe directement au 125ème RI à Poitiers (Vienne), car il n'est pas indiqué comme étant aux Armées.
Il ne va y rester longtemps car, sous deux mois, il va rentrer à Frontenay en sursis, comme charron du village.
 
Oh, ça ne va pas durer longtemps, l'Armée a besoin de compétence en métallurgie et sait où trouver Ernest Couillebault...........
 
 
Ce 01 juillet aussi, Gustave Guillon, né à Frontenay en 1871, futur beau-père d'Abel Mercier, change d'affectation. De l'usine St Gobain de St Benoît (86), il passe au 6ème Régiment de Cuirassiers. Sa fiche matricule précisant sa fin de campagne contre l'Allemagne au 25 mai 1915, je suppose là aussi que c'est au dépôt du 6ème RC à Paris que Gustave Guillon est envoyé.
Ici aussi, Gustave Guillon ne va pas rester longtemps dans ce régiment.  
 
Dans les 2 mois, il sera détaché pour travaux agricoles à Frontenay et ne repartira plus de ce village.

n°78670
regis 79
Posté le 04-07-2017 à 17:11:42  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 04 juillet 1917……...
 
Ce 04 juillet 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, est engagé avec son régiment, le 346ème RI.  
Ce dernier cantonne à Jubécourt depuis le 23 juin précédent, à 40 km au sud-ouest de Verdun.
Selon l'historique du régiment, le 29 juin, le 346ème RI vient au secours de deux régiments durement attaqués au lance-flammes entre autres, à la cote 304, située sur la commune d'Esnes en Argonne, à 20 km au nord-ouest de Verdun. C'est un combat sans merci qui s'engage pour reprendre le terrain perdu.
Pour sa part, Joseph Depoys et sa 19ème compagnie sont affectés à la garnison de défense de l'ouvrage Favry, à l'ouest d'Esnes.
Ce 04 juillet 1917, 3 attaques allemandes, chaque fois plus violentes que les précédentes, parviennent jusqu'aux tranchées françaises, sans arriver à en prendre possession. les Allemands sont obligés de reculer, laissant de nombreux cadavres sur le terrain. Mais le bilan est lourd aussi pour le 346 ème RI. En 9 jours, 21 tués et  94 blessés sont à déplorer.
 
Le 346 ème est alors relevé pour subir un nouvel entraînement préparatoire à une contre-attaque prévue mi-juillet 1917. Il s'agit de prendre un point stratégique, le saillant Gauthier, point d'appui de défense de la cote 304.
Et le 17 juillet suivant, c'est l'attaque de ce point, facilement pris avec 260 prisonniers à la clé, trop facilement pris, car alors l'ennemi va bombarder cet endroit pendant 4 jours consécutifs, sans possibilité de se protéger, sans ravitaillement, sans eau, sans relève assurée à temps. Les pertes légères du début de l'attaque augmentent sensiblement. En 4 jours, 29 tués, 143 blessés et 6 disparus sont enregistrés sur le JMO.
 
Le régiment peut être mis au repos, il en a bien besoin.
 
Je savais que le grand-père Joseph Depoys avait combattu à Verdun en 1916, je ne savais pas qu'il y avait aussi combattu en 1917.........
 

n°78819
regis 79
Posté le 11-07-2017 à 09:40:30  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 11 juillet 1917……...
 
Ce 11 juillet 1917, Alcide Amauger, né à Frontenay en 1870, père de Joseph et Maurice tous les deux au front et Aimé, trop jeune pour partir, passe sa dernière journée avec le 66ème RIT où il est en poste depuis août 1915. Le régiment, d'origine basé au Blanc (36) s'est vite retrouvé à la défense de Paris et se maintient depuis 1915 dans l'Aisne, à Soissons et ses alentours, à réaliser des travaux de toute sorte (artillerie, génie, etc...) selon l'historique du régiment. Le JMO est plus précis, et sans parler des travaux, rapporte que, sans être directement au front, la mise à disposition d'hommes de son régiment pour d'autres unités n'est pas sans risques : chaque jour, 1 ou 2 hommes sont blessés, voire tués par éclats d'obus ou tirs de mitrailleuses en ce début d'été 1917 près de Soissons.
 
Et c'est ainsi qu'Alcide Amauger est détaché pour travaux agricoles à Frontenay à compter du 12 juillet 1917.
 
Alcide Amauger sera même affecté au 109ème RAL pour y être démobilisé. Il vivra jusqu'en 1955 à Frontenay où il est inhumé dans le cimetière communal.
 
 
 

n°78826
regis 79
Posté le 12-07-2017 à 08:17:46  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 12 juillet 1917……...
 
Ce 12 juillet 1917, Isidore Huctin, né à Frontenay en 1870 et habitant Claunay (86) depuis 1903, passe son dernier jour avec son régiment, le 85ème RIT où il est en poste depuis le 14 janvier précédent. L'historique et le JMO de ce régiment ne sont pas exploitables.  
Toujours est-il que sa fiche matricule précise son détachement pour travaux agricoles à compter du 13 juillet 1917 à Claunay qui sera absorbé par la commune de la Roche Rigault en 1972.
 
Isidore Huctin sera démobilisé en novembre 1917.

n°78858
regis 79
Posté le 14-07-2017 à 21:20:53  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 14 juillet 1917……...
 
Ce 14 juillet 1917, Victor Prinet, né à Frontenay en 1874 et habitant Ouzilly près de Lencloîte (86) depuis 1894, reçoit la citation suivante :
« gradé aussi solide au mental qu'au physique, avec un zèle soutenu depuis le début de la mobilisation et en pratiquant tous les devoirs de son grade et de son emploi dans les tranchées secteurs sévères pendant l'offensive de la Somme et pour l'organisation de terrain reconquis, s'est fait remarquer parmi les meilleurs du régiment. »
 
Apparemment, les combats en référence à cette citation ont eu lieu soit au sein du 69ème RIT, du 32ème RI ou 232ème RI. Mais comme aucune date n'est mentionnée avec la citation, il m'est impossible de préciser dans quelle circonstance elle a été obtenue.
 
 Toujours est-il que Victor Prinet, mobilisé dès août 1914, va le va rester jusqu'au 26 janvier 1919......
 

n°78886
regis 79
Posté le 16-07-2017 à 17:10:36  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 16 juillet 1917……...
 
Ce 16 juillet 1917, Hyacinthe Depoys, né en 1894 à Frontenay et que j'avais évoqué le 1er avril dernier suite à la réorganisation des régiments, est au front avec le 245ème RA au Chemin des Dames, plus exactement à Craonne et ses environs. Il sert comme canonnier-servant à la 25ème batterie.
 
Depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l'activité ennemie y semble faible. Le JMO rapporte que le 25 juin 1917, la 24ème batterie du 245ème RA organise même un concours hippique !
Puis fin juin-début juillet, quelques alertes sont notées avec la mention « rien à signaler – 28ème, 29ème , 23ème bombardées par du 150 » !
le JMO note encore pour les 10,11,12 juillet : "activité de l'artillerie de l'ennemi faible"
 
Puis tout devient plus agité. Les 13 et 14 juillet 1917, le 245ème RA effectue des tirs de barrage, puis des tirs de contre-préparation à l'hypothétique attaque du plateau de Californie par les Allemands.
La 25ème batterie de Hyacinthe Depoys participe aux combats.
Le 15 juillet, la pression augmente encore avec l'envoi par les allemands sur la 24 et 25ème batteries d'obus fusants, percutants, asphyxiants. Des tirs de barrage sont exécutés à la demande de l'Infanterie présente aussi sur place.
 
Le 16 juillet, dans l'après-midi, l'artillerie française engage à nouveau des tirs de barrage. La riposte allemande est violente avec l'envoi d'obus de gros calibre.
 
Le JMO du 245ème RA ne signale pas de victime pour cette journée du 16 juillet. Mais le JMO du 4ème groupe du 45ème RA devenu 2ème groupe du 245ème RA au 1er avril 1917 est plus précis : un homme de la 25ème batterie, Depoys, très grièvement blessé, meurt à l'ambulance.
 
La fiche matricule de Hyacinthe Depoys indique qu'il est décédé de ses blessures à l'ambulance 1/96.
 
Curieusement, le nom de Hyacinthe Depoys est inscrit sur le Monument aux Morts de Parçay-sur-Vienne (37), alors qu'il n'y est pas né et où il n'habite plus en 1914, car il habite à ce moment-là à 25 km, à Usseau (86).
 
Hyacinthe Depoys étant célibataire à son décès, j'ai bien recherché des descendants de ses frères. Je perds leurs traces en ….... Gironde.  
 
À suivre........

n°78901
regis 79
Posté le 17-07-2017 à 15:29:58  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 17 juillet 1917……...
 
Ce 17 juillet 1917, Eugène Rolland, né à Frontenay en 1870, vit, sans le savoir probablement, sa dernière journée de campagne contre l'Allemagne. Il quitte ce jour la 7ème section d'Infirmiers et à compter du lendemain, comme beaucoup de soldats à cette période charnière de la guerre, va être détaché pour travaux agricoles à Frontenay.
 
Rappelons qu'Eugène Rolland n'a pas d'enfants et qu'il élèvera ses 3 nièces, avant et après-guerre 14/18.
Les anciens que j'ai rencontrés et qui l'ont connu l'ont vu habiter en face de la sacristie de l'église de Frontenay, non loin de son frère Aimé surnommé Luc qui lui habite juste à côté.
 
Eugène Rolland meurt en janvier 1945 à Frontenay et repose dans le cimetière communal.

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