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Frontenay sur Dive 14-18

n°78329
regis 79
Posté le 11-06-2017 à 23:36:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Il y a cent ans, jour pour jour, le 11 juin 1917……...
 
Ce 11 juin 1917, Germain Valançon, né à Frontenay en 1893, cousin germain de mon arrière-grand-mère Constance Valançon, change de régiment. Engagé volontaire en 1913 avec le 7ème Hussard de Niort, Germain Valançon se retrouve au front dès le début du conflit.
 
Selon l'historique du régiment, après l'arrêt des Allemands sur l'Yser en 1914, le 7e régiment de Hussards, paradoxe pour un régiment de cavalerie, participe à la guerre de tranchées en 1915 en Artois, puis suit à Verdun le 9e C. A. en avril 1916 avant d'exécuter dans la Somme le service des liaisons, de l'observation, ainsi que le ravitaillement par bâts, de l'artillerie, l'état du terrain rendant impossible le ravitaillement normal des batteries. Ces missions sont moins glorieuses qu'en 1914, mais indispensables aux combattants de première ligne.
 
A partir de février 1917, par suite de la nouvelle organisation de la cavalerie divisionnaire, les différents escadrons sont affectés à chacune des D. I. du 9e C. A..
C'est dans ce contexte que Germain Valançon est versé ce 11 juin 1917, au 125ème RI, en poste à ce moment-là à Epernay, régiment qui vient de s'engager en avril-mai au Chemin des Dames et au plateau de Craonne. Le JMO annonce une  chaleur accablante en cette mi-juin 1917 et c'est la raison pour laquelle les déplacements se font essentiellement de nuit par marches de 18 à 20 km pour rejoindre la région de Berry-au-Bac et Sapigneul, à la frontière entre l'Aisne et la Marne. Les travaux de défense, l'aménagement de tranchées et d'abris sont au programme chaque jour.
 
Le régiment est alors envoyé en Lorraine d'août 1917 à avril 1918, en forêt de Parroy, puis au Grand-Coronné de Nancy avant d'être rapatrié d'urgence dans la Somme, suite à l'offensive puissante des Allemands en Artois, offensive menaçant à nouveau Paris.
 
Germain Valançon va connaître des périodes « plutôt » calmes pendant 10 mois. Ce sera autre chose avec la bataille de la Somme en 1918..........

n°78343
regis 79
Posté le 12-06-2017 à 23:29:23  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 12 juin 1917……...
 
Ce 12 juin 1917, Théodule THOMAS, né en 1878 à Frontenay et marié à Cuhon (86) en 1905 avec Désirée Bonneau, ne répond pas depuis 3 jours à l'appel de son régiment installé au sud de Reims, à Villers-Marmery dans la Marne.
J'avais oublié un fait le concernant : en poste au front avec le 232ème RI et non le 69ème RIT, comme l'indique sa fiche matricule, Théodule Thomas est victime le 13 janvier 1917 de pieds de tranchées au fort de Douaumont (Meuse), justement là où se trouve le 232ème RI, alors que le 69ème RIT est dans la Somme. La fiche matricule ne précise pas de période de convalescence, mais en ce début juin 1917, il est « aux Armées ».
Ce 12 juin 1917 donc, Théodule Thomas est déclaré comme déserteur « à l'intérieur » (peut-être en permission à ce moment-là) en temps de guerre, et même s'il réapparaît le 21 juin 1917, il est condamné comme tel à un an de prison avec sursis le 7 juillet suivant par le tribunal de guerre. Si je l'évoque publiquement, c'est que la sanction est légère et qu'il doit y avoir de bonnes circonstance atténuantes. Seul le jugement du tribunal pourrait le révéler.
Toujours est-il que Théodule Thomas est  muté deux jours plus tard au 125ème RI, loin d'être un régiment disciplinaire et exposé, rejoignant ainsi Germain Valançon évoqué hier.  
Il a même lieu de préciser qu'il a été amnistié par la loi du 03 janvier 1925.

n°78352
regis 79
Posté le 13-06-2017 à 19:40:15  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 13 juin 1917……...
 
Ce 13 juin 1917, Mandé Valançon, né à Frontenay en 1872, frère de mon arrière-grand-mère Constance, quitte les ateliers de St Pierre des Corps (37) et la fabrication de tanks qui l'occupe depuis mars 1916. Il est  détaché aux travaux agricoles à ….......Frontenay et ne sera plus jamais mobilisé.
Son fils Fernand est trop jeune pour partir, son frère Marcel est toujours dans la fabrication de chaussures pour l'Armée à Tours, son autre frère Aurélien est parti avec l'Armée d'Orient et son neveu André Valançon est au front avec le 319ème RI à 20 km au sud de St Quentin (02).
 
Ce 13 juin 1917 aussi, Joseph Depoys, mon grand-père envoie une carte à sa promise :
 
« Mercredi 13 juin 1917,
Ma chère Marie, je t'adresse simplement quelques lignes à mon arrivée  
pour te dire que j'ai fait bon voyage, je suis arrivé ce matin à 1h30.
J'ai trouvé ma compagnie là où je l'avais quittée, rien de  
changé, mais l'exercice devient de plus en plus pénible, ainsi mes  
camarades sont debout depuis ce matin à 2 heures et à l'heure où
je t'écris, il est 9h30, il ne sont pas encore rentrés, aussi se plaignent-
ils et pas à tort.
Celui qui t'aime et t'embrasse bien fort. Joseph
 »
 
Joseph Depoys a sûrement le cœur gros. Il rentre d'une permission spéciale à Frontenay suite au décès accidentel de son père et ses camarades subissent un entraînement spécifique préparatoire à un retour au front à la cote 304..........non loin de Verdun...............

n°78399
regis 79
Posté le 17-06-2017 à 14:53:53  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 17 juin 1917……...
 
Ce 17 juin 1917, Albert Morin, né en 1879 à Chalandray (86) et habitant Villiers de Frontenay depuis 1911, le père de Pierre, change de régiment.
 
Au front avec le 69ème RIT depuis août 1914, Albert Morin, René de son premier prénom, est en poste le 15 avril 1917 dans l'Aisne et reçoit, comme tous les soldats, la lecture du message du Général Nivelle : « Aux officiers, sous-officiers et soldats des Armées Françaises, l'heure est venue. Confiance, courage et vive la France ! ».
Le JMO signale peu de combats et en cette mi-juin 1917, Albert Morin est en poste à Montescourt-Lizerolles et ses environs, à 15 km au sud de St Quentin. Beaucoup de mouvements de troupes et toujours pas de combats signalés.
 
C'est alors qu'Albert Morin est muté au 205ème RI et non RIT, comme je l'ai indiqué par erreur le 25 février dernier. Le 205ème RI est lui aussi dans le même secteur, à Vendeuil (02) et alentours, et va combattre dès août 1917 au Chemin des Dames …....pendant 5 mois, alternant instructions et combats, coups de main et repos.
Les patrouilles qui partent observer ne reviennent pas souvent intactes. Pratiquement chaque jour apporte son lot de tués, blessés ou disparus, selon le JMO.
 
Et pour ne pas être en reste, le 205ème RI va se retrouver au cœur de la bataille de la Somme, en 1918.
Albert Morin, déjà blessé en 1914 à Fontenay en Parisis, aura du mal à passer à travers tous ces écueils.....

n°78438
regis 79
Posté le 20-06-2017 à 19:31:03  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 20 juin 1917……...
 
Ce 20 juin 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, reçoit une carte postale de François Gros, né le 12 septembre 1887 à Pélussin dans la Loire et probablemnt du même régiment, le 346ème RI.  
 
François Gros écrit :
« Pélussin, le 20 juin 1917,
Mon Cher Ami, je t'écris ces quelques mots pour te faire savoir que je suis arrivé en bonne santé. Puis avec mes parents, nous avons parlé de toi et il t'envoie bien le bonjour.  
Mes 7 jours commencent à courir et seront trop vite passés, car ici, près de sa petite femme, les jours sont vite écoulés.
Votre ami qui vous serre la main.
François Gros 
»
(carte adressée à Monsieur Joseph Depois au 346ème R d'Infanterie 19 Cie secteur 84)
 
J'ai beau rechercher dans la liste alphabétique des registres matricules de la Loire 1907 pour les 3 bureaux de recrutement, pas de traces de François Gros.
Seule consolation, François Gros ne fait pas partie de la base de données des Morts pour la France de Mémoire des Hommes.
J'aurais bien aimé en savoir plus sur ce soldat suffisamment intime avec mon grand-père au point de lui envoyer une carte postale pendant sa permission.

n°78448
regis 79
Posté le 21-06-2017 à 16:23:47  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 21 juin 1917……...
 
Ce 21 juin 1917, Auguste Barry, né à Frontenay en 1870, en poste avec le 42ème RIT depuis le 16 mars précédent, va finir sa campagne contre l'Allemagne.
Le JMO du 42ème RIT n'existe pas, et l'historique du régiment n'est guère prolifique pour la période de mars à juin 1917, période à laquelle y évolue Auguste Barry. Le 42ème RIT réduit à 2 bataillons, est en poste près de Verdun et tient toujours dans son secteur, menant même de vigoureuses attaques sur la Côte du Poivre (commune de Louvemont – Meuse). Après sa reprise, le fort de Douaumont est occupé par une de ses compagnies ; des détachements sont également envoyés au poste de Chana, dans les forts de La Chaume, des
Sartelles, de Regret, de Landrecourt, de Belleville et de Saint-Michel.
 
Encore un soldat originaire de Frontenay qui est passé par Verdun et que je n'avais pas comptabilisé comme tel!
 
C'est dans ce contexte non pas de combats permanents mais plutôt d'occupation des points conquis que, ce 21 juin 1917, Auguste Barry va être détaché pour travaux agricoles à Aulnay, à 10 km de Frontenay sur Dive.  
Il ne retournera jamais au front.
Auguste Barry décédera en 1960 à Neuville (86).
 
Ce même 21 juin 1917, Octave Marsault, né en 1880 à Frontenay, le père de Rémy, Abel et Olga, quitte le front. Selon sa fiche matricule, il n'est plus « aux Armées » à compter de cette date, mais reste cependant au 256ème RA qu'il avait rejoint au mois d'avril précédent. Probablement va-t-il rejoindre le dépôt de ce régiment, car il y reste jusqu'au 30 novembre 1917.
En tout cas, son court séjour au 256ème RA n'est pas de tout repos, selon l'historique du régiment, qu'il faut laisser parler :  
« Le 1er Juin 1917, la Division quitte ses cantonnements pour aller occuper le secteur de Craonne au Chemin des Dames. Le 4 juin, les batteries bivouaquent dans le ravin au nord de Romain, et se mettent en position le surlendemain au nord de Pontavert (Aisne).
Secteur agité, où l'Artillerie est très active de part et d'autre.
….......................
Le Régiment vit des jours pénibles. Dans les bois, journellement, les arbres s'effondrent et l'on encaisse sans voir « venir les coups ». A l'arrière, les échelons se blottissent le soir venu car les avions boches arrosent copieusement les bivouacs. Malgré le crépitement des mitrailleuses et le coup de fouet des 75, les bombes tombent, souvent meurtrières, sur les chemins de ravitaillement, obligés de passer L'Aisne en des points néfastes tels que Chiry et Pontavert : il y a des débris et des trous.
Aussi, que d'héroïsme employé par tous, sur les positions qui changent souvent, et sur les pistes toujours battues. Les nombreuses citations, accordées après l'engagement, en témoignent.
Le 14 Juin, la 28ème Batterie est prise sous un feu violent d'obus de gros calibre et d'obus asphyxiants. Les casemates flambent et les dépôts de munitions sautent. Le Capitaine LEANDRI, Commandant la batterie, donne les preuves d'un courage et d'un sang-froid imperturbables, en communiquant à son personnel le calme nécessaire pour sauver le matériel et limiter les explosions des dépôts de munitions...........
 ».

n°78531
regis 79
Posté le 28-06-2017 à 10:56:49  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 28 juin 1917……...
 
Ce 28 juin 1917, Clovis Deméocq, né à Frontenay en 1876, le père d'André et d'Ophélie, n'est plus au front depuis le 14 décembre 1916 avec le 49ème RA. Ce jour, alors qu'il est classé « à l'intérieur », il est réformé, selon sa fiche matricule, par la commission de réforme d'Agen pour "raideur de la main gauche et gêne à la marche par arthrite sèche du genou droit".  
C'est donc pour lui la fin de sa campagne contre l'Allemagne, puisque les différentes commissions qui suivront confirmeront cette position.
 
Clovis Deméocq continuera sa vie à Frontenay et y décédera en août 1944. Il repose dans le cimetière communal.

n°78613
regis 79
Posté le 01-07-2017 à 22:52:33  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 01 juillet 1917……...
 
Ce 01 juillet 1917, Ernest Couillebault, né en 1879 à Frontenay, futur sacristain de ce bourg, le père de Louis et d'Hélène, change d'affectation. Selon sa fiche matricule, des Tréfileries du Havre, il passe directement au 125ème RI à Poitiers (Vienne), car il n'est pas indiqué comme étant aux Armées.
Il ne va y rester longtemps car, sous deux mois, il va rentrer à Frontenay en sursis, comme charron du village.
 
Oh, ça ne va pas durer longtemps, l'Armée a besoin de compétence en métallurgie et sait où trouver Ernest Couillebault...........
 
 
Ce 01 juillet aussi, Gustave Guillon, né à Frontenay en 1871, futur beau-père d'Abel Mercier, change d'affectation. De l'usine St Gobain de St Benoît (86), il passe au 6ème Régiment de Cuirassiers. Sa fiche matricule précisant sa fin de campagne contre l'Allemagne au 25 mai 1915, je suppose là aussi que c'est au dépôt du 6ème RC à Paris que Gustave Guillon est envoyé.
Ici aussi, Gustave Guillon ne va pas rester longtemps dans ce régiment.  
 
Dans les 2 mois, il sera détaché pour travaux agricoles à Frontenay et ne repartira plus de ce village.

n°78670
regis 79
Posté le 04-07-2017 à 17:11:42  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 04 juillet 1917……...
 
Ce 04 juillet 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, est engagé avec son régiment, le 346ème RI.  
Ce dernier cantonne à Jubécourt depuis le 23 juin précédent, à 40 km au sud-ouest de Verdun.
Selon l'historique du régiment, le 29 juin, le 346ème RI vient au secours de deux régiments durement attaqués au lance-flammes entre autres, à la cote 304, située sur la commune d'Esnes en Argonne, à 20 km au nord-ouest de Verdun. C'est un combat sans merci qui s'engage pour reprendre le terrain perdu.
Pour sa part, Joseph Depoys et sa 19ème compagnie sont affectés à la garnison de défense de l'ouvrage Favry, à l'ouest d'Esnes.
Ce 04 juillet 1917, 3 attaques allemandes, chaque fois plus violentes que les précédentes, parviennent jusqu'aux tranchées françaises, sans arriver à en prendre possession. les Allemands sont obligés de reculer, laissant de nombreux cadavres sur le terrain. Mais le bilan est lourd aussi pour le 346 ème RI. En 9 jours, 21 tués et  94 blessés sont à déplorer.
 
Le 346 ème est alors relevé pour subir un nouvel entraînement préparatoire à une contre-attaque prévue mi-juillet 1917. Il s'agit de prendre un point stratégique, le saillant Gauthier, point d'appui de défense de la cote 304.
Et le 17 juillet suivant, c'est l'attaque de ce point, facilement pris avec 260 prisonniers à la clé, trop facilement pris, car alors l'ennemi va bombarder cet endroit pendant 4 jours consécutifs, sans possibilité de se protéger, sans ravitaillement, sans eau, sans relève assurée à temps. Les pertes légères du début de l'attaque augmentent sensiblement. En 4 jours, 29 tués, 143 blessés et 6 disparus sont enregistrés sur le JMO.
 
Le régiment peut être mis au repos, il en a bien besoin.
 
Je savais que le grand-père Joseph Depoys avait combattu à Verdun en 1916, je ne savais pas qu'il y avait aussi combattu en 1917.........
 

n°78819
regis 79
Posté le 11-07-2017 à 09:40:30  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 11 juillet 1917……...
 
Ce 11 juillet 1917, Alcide Amauger, né à Frontenay en 1870, père de Joseph et Maurice tous les deux au front et Aimé, trop jeune pour partir, passe sa dernière journée avec le 66ème RIT où il est en poste depuis août 1915. Le régiment, d'origine basé au Blanc (36) s'est vite retrouvé à la défense de Paris et se maintient depuis 1915 dans l'Aisne, à Soissons et ses alentours, à réaliser des travaux de toute sorte (artillerie, génie, etc...) selon l'historique du régiment. Le JMO est plus précis, et sans parler des travaux, rapporte que, sans être directement au front, la mise à disposition d'hommes de son régiment pour d'autres unités n'est pas sans risques : chaque jour, 1 ou 2 hommes sont blessés, voire tués par éclats d'obus ou tirs de mitrailleuses en ce début d'été 1917 près de Soissons.
 
Et c'est ainsi qu'Alcide Amauger est détaché pour travaux agricoles à Frontenay à compter du 12 juillet 1917.
 
Alcide Amauger sera même affecté au 109ème RAL pour y être démobilisé. Il vivra jusqu'en 1955 à Frontenay où il est inhumé dans le cimetière communal.
 
 
 

n°78826
regis 79
Posté le 12-07-2017 à 08:17:46  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 12 juillet 1917……...
 
Ce 12 juillet 1917, Isidore Huctin, né à Frontenay en 1870 et habitant Claunay (86) depuis 1903, passe son dernier jour avec son régiment, le 85ème RIT où il est en poste depuis le 14 janvier précédent. L'historique et le JMO de ce régiment ne sont pas exploitables.  
Toujours est-il que sa fiche matricule précise son détachement pour travaux agricoles à compter du 13 juillet 1917 à Claunay qui sera absorbé par la commune de la Roche Rigault en 1972.
 
Isidore Huctin sera démobilisé en novembre 1917.

n°78858
regis 79
Posté le 14-07-2017 à 21:20:53  profilanswer
 


 
 
Il y a cent ans, jour pour jour, le 14 juillet 1917……...
 
Ce 14 juillet 1917, Victor Prinet, né à Frontenay en 1874 et habitant Ouzilly près de Lencloîte (86) depuis 1894, reçoit la citation suivante :
« gradé aussi solide au mental qu'au physique, avec un zèle soutenu depuis le début de la mobilisation et en pratiquant tous les devoirs de son grade et de son emploi dans les tranchées secteurs sévères pendant l'offensive de la Somme et pour l'organisation de terrain reconquis, s'est fait remarquer parmi les meilleurs du régiment. »
 
Apparemment, les combats en référence à cette citation ont eu lieu soit au sein du 69ème RIT, du 32ème RI ou 232ème RI. Mais comme aucune date n'est mentionnée avec la citation, il m'est impossible de préciser dans quelle circonstance elle a été obtenue.
 
 Toujours est-il que Victor Prinet, mobilisé dès août 1914, va le va rester jusqu'au 26 janvier 1919......
 

n°78886
regis 79
Posté le 16-07-2017 à 17:10:36  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 16 juillet 1917……...
 
Ce 16 juillet 1917, Hyacinthe Depoys, né en 1894 à Frontenay et que j'avais évoqué le 1er avril dernier suite à la réorganisation des régiments, est au front avec le 245ème RA au Chemin des Dames, plus exactement à Craonne et ses environs. Il sert comme canonnier-servant à la 25ème batterie.
 
Depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l'activité ennemie y semble faible. Le JMO rapporte que le 25 juin 1917, la 24ème batterie du 245ème RA organise même un concours hippique !
Puis fin juin-début juillet, quelques alertes sont notées avec la mention « rien à signaler – 28ème, 29ème , 23ème bombardées par du 150 » !
le JMO note encore pour les 10,11,12 juillet : "activité de l'artillerie de l'ennemi faible"
 
Puis tout devient plus agité. Les 13 et 14 juillet 1917, le 245ème RA effectue des tirs de barrage, puis des tirs de contre-préparation à l'hypothétique attaque du plateau de Californie par les Allemands.
La 25ème batterie de Hyacinthe Depoys participe aux combats.
Le 15 juillet, la pression augmente encore avec l'envoi par les allemands sur la 24 et 25ème batteries d'obus fusants, percutants, asphyxiants. Des tirs de barrage sont exécutés à la demande de l'Infanterie présente aussi sur place.
 
Le 16 juillet, dans l'après-midi, l'artillerie française engage à nouveau des tirs de barrage. La riposte allemande est violente avec l'envoi d'obus de gros calibre.
 
Le JMO du 245ème RA ne signale pas de victime pour cette journée du 16 juillet. Mais le JMO du 4ème groupe du 45ème RA devenu 2ème groupe du 245ème RA au 1er avril 1917 est plus précis : un homme de la 25ème batterie, Depoys, très grièvement blessé, meurt à l'ambulance.
 
La fiche matricule de Hyacinthe Depoys indique qu'il est décédé de ses blessures à l'ambulance 1/96.
 
Curieusement, le nom de Hyacinthe Depoys est inscrit sur le Monument aux Morts de Parçay-sur-Vienne (37), alors qu'il n'y est pas né et où il n'habite plus en 1914, car il habite à ce moment-là à 25 km, à Usseau (86).
 
Hyacinthe Depoys étant célibataire à son décès, j'ai bien recherché des descendants de ses frères. Je perds leurs traces en ….... Gironde.  
 
À suivre........

n°78901
regis 79
Posté le 17-07-2017 à 15:29:58  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 17 juillet 1917……...
 
Ce 17 juillet 1917, Eugène Rolland, né à Frontenay en 1870, vit, sans le savoir probablement, sa dernière journée de campagne contre l'Allemagne. Il quitte ce jour la 7ème section d'Infirmiers et à compter du lendemain, comme beaucoup de soldats à cette période charnière de la guerre, va être détaché pour travaux agricoles à Frontenay.
 
Rappelons qu'Eugène Rolland n'a pas d'enfants et qu'il élèvera ses 3 nièces, avant et après-guerre 14/18.
Les anciens que j'ai rencontrés et qui l'ont connu l'ont vu habiter en face de la sacristie de l'église de Frontenay, non loin de son frère Aimé surnommé Luc qui lui habite juste à côté.
 
Eugène Rolland meurt en janvier 1945 à Frontenay et repose dans le cimetière communal.

n°78975
regis 79
Posté le 25-07-2017 à 23:23:14  profilanswer
 

Il y a cent ans et 1 jour, le 24 juillet 1917……...
 
Ce 24 juillet 1917, Auguste Aubert, né en 1873 à Frontenay, père de 5 enfants dont Almyre et Augustine future épouse Tiffeneau, change de régiment.  
 
Du 69ème RIT, qui va prendre un peu de repos, après avoir soutenu les régiments actifs dans l'Aisne jusqu'au 23 juillet 1917, Auguste Aubert passe au 119ème RIT. Peu de renseignements par le JMO sur ce régiment, si ce n'est que le 3ème bataillon, le seul qui subsiste du régiment en 1917, est cantonné près de St Dizier dans la Haute-Marne. On retrouve ce bataillon, fort d'environ 700 hommes, fin août 1917 à Vadelaincourt (Meuse) où il subit une attaque aérienne de jour faisant 16 tués et 10 blessés.
Vadelaincourt sera de nouveau bombardé au tout début septembre 1917, de nuit cette fois.
 
Le JMO ne donne aucune précision sur les conditions de vie des soldats, mais ce qui est sûr, c'est qu'Auguste Aubert ne finira sa campagne contre l'Allemagne que le 11 janvier 1919 et qu'il sera proposé en 1921 pour une pension à 70% d'invalidité !

n°79003
regis 79
Posté le 30-07-2017 à 11:24:16  profilanswer
 

Il y a cent ans et 1 jour, le 29 juillet 1917……...
 
Ce 29 juillet 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, envoie une carte postale du front. Il écrit :
 
« Dimanche 29 juillet 1917,
Ma chère Marie,  
C'est d'une contrée bien différente et même bien éloignée de celle que je t'est*
écris la dernière fois que je t'écris aujourd'hui. Me voilà rendu dans la contrée ou*  
Joseph Taupin a fait son service actif, tu dois savoir ou* c'est.
Pour le moment, nous sommes au repos dans un beau petit pays,
c'est donc bien tranquillement et par une belle journée que je t'écris  
aujourd'hui.
Ce matin, j'ai profité du repos pour assister à la messe et je ne
peut* que féliciter l'habitude de ce pays, ce n'est pas un pays trop
arriéré. Je vous enverrai quelques vue* et je vous en emporterai d'ici
une dizaine de jours à peu près, que je compte partir en permission à
moins d'ordre contraire. Je termine pour aujourd'hui faute de place.
 
Celui qui t'aime et ne t'oublie pas. Joseph »
 
* = écrit ainsi dans le texte
 
Joseph Taupin, originaire de Frontenay a fait son service militaire à Belfort.
 
Après la bataille des 17 et 18 juillet 1917 à Esnes en Argonne (Meuse), l'historique du 346ème RI confirme bien une courte période de repos ponctuée de nombreux déplacements avant de retrouver le régiment positionné à Suarce (Territoire-de-Belfort) dès le 3 septembre 1917.  
 
Le secteur est réputé « calme » .............
 
le JMO confirme bien sûr ces multiples déplacements.
 
Le JMO confirme bien sûr ces multiples déplacements. Le régiment va rester dans la région de Belfort jusqu'à mi-mai 1918, date à laquelle il est transféré subitement à Picquigny, village du traité de la fin de la guerre de Cent Ans près d'Amiens avant d'être à nouveau transféré 15 jours plus tard tout aussi subitement à Neuilly-St-Front dans l'Aisne.
Le boche n'arrête pas de se battre, bien au contraire...

n°79017
regis 79
Posté le 01-08-2017 à 23:24:57  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 01 août 1917……...
 
Ce 01 août 1917, Ernest Delavault, né à la Grimaudière en 1877 et habitant Frontenay depuis 1911, quitte le 135ème RI où il est en poste depuis octobre 1914. Le 135 ème RI vient de se battre à la frontière de l'Aisne et de la Marne, à Berry-au-Bac et Cormicy plus exactement. L'activité ennemie en cette fin juillet semble faible, le JMO notant seulement la présence d'avions ennemis survolant, souvent de nuit, les lignes françaises. L'activité de l'infanterie allemande est quasiment nulle, mais prête à riposter à tout coup de main des Français, comme celui du 28 juillet 1917. Pas de résultats significatifs pour cette attaque si ce n'est l'explosion d'un dépôt de fusées allemandes qui sèment une belle panique de part et d'autre.
 
Et ce 01 août 1917, Ernest Delavault est mis en sursis comme entrepreneur de battages à Frontenay du 1er août au 30 novembre 1917. Ce sursis sera prolongé jusqu'au 11 novembre 1918.
 
Ernest Delavault vivra après la guerre à Notre Dame d'Or (86) où il décédera en 1947.

n°79028
regis 79
Posté le 03-08-2017 à 13:45:33  profilanswer
 


Il y a cent ans et 2 jours, le 01 août 1917
 
Ce 01 août 1917, Clodomir Goubault, né à Frontenay en 1876, un des 4 frères Goubault partis à la guerre, grand-père de Guy Mercier, l'actuel président des Anciens Combattants du secteur de St Jean de Sauves (86), quitte son poste d'infirmier à la 7ème Section et est mis en sursis comme entrepreneur de machines à battre.
Son sursis continuera jusqu'au 31 octobre suivant, date à laquelle il retournera au front, apparemment toujours comme infirmier.  
 
Il y a cent ans et 1 jour, le 02 août 1917……...
 
Ce 02 août 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, envoie une nouvelle carte poste à sa promise :
 
« Jeudi 2 août 1917,
Ma chère Marie,
J'ai reçu ta lettre du 29 juillet hier au soir dans laquelle tu t'intéresses un peu sur ma  
situation. Tu dois avoir reçu depuis les renseignements nécessaires. Je n'est*  
donc plus a* te le répéter sur celle-ci.
On m'a bien appris en effet que le bruit circulait au pays de la  
douleur qui vient de frapper Marie Dhérisson (1). C'est aussi vraiment  
bien triste, cette pauvre Mélanie (2) va bien s'ennuyer aussi si elle ne
reçoit plus de nouvelles.
On ne m'avait pas dit que Cécile (3) était de nouveau en famille
et comment a-t-elle pu attraper son accident, je suis a* me le demander.
Il y a aussi ma voisine Marie Descou (4) qui ne doit pas tarder d'avoir son
cinquième, à moins que ce ne soit du vent.
Au sujet de permission, on attend tous les jours l'ordre de partir,
il n'y avait pas eu de départ depuis que je t'avais écrit le 23 juillet.
Hélas, ma chère Marie, une permission me fait plaisir, mais quelle douleur en  
arrivant à la maison et ne plus y retrouver ceux qui nous ont été si chers (5).
Celui qui t'aime, Joseph »
 
* écrit ainsi dans le texte original
 
1 Marie Dhérisson, c'est l'épouse d'Henri Berne, du 32ème RI, né à Coussay (86) en 1883 et tué le 20 juillet 1917 au plateau de Craonne (02). Henri Berne est le père d'Odette Berne future Camille Richard et de Blanche Berne, future Pierre Courlivant.
 
2 Mélanie : Malgré mes recherches, je ne vois pas qui est cette personne par rapport à Henri Berne et Marie Dhérisson.
 
3 Cécile = Cécile Juteau, épouse de Georges Depoys (cousin du grand-père Joseph Depoys) et qui donne naissance en juillet 1917 à Marcel Depoys, qui sera lui-même l'époux en 1940 de Suzanne Marsault que les anciens du bourg ont bien connue. Le grand-père s'interroge sur la faisabilité d'une conception à cette période, mais les permissions sont sûrement la cause de ce phénomène. Et en prime, c'est Georges Depoys lui-même qui déclare son fils alors qu'il est encore en poste au 6ème Régiment du Génie !
 
4 Marie Descou, c'est l'épouse d'Auguste Aubert, les plus proches voisins du grand-père Joseph Depoys et parents d'Almyre et Augustine entre autres, qui héritent fin juin 1917 d'un 5ème enfant, Renée, future Montaubin. Là aussi, fait surprenant, c'est le père qui déclare son enfant alors qu'il est en principe en poste à ce moment-là au 69ème RIT.
 
5 Rappel: le père de Joseph Depoys, Emile Depoys, est décédé accidentellement le 01 juin 1917, écrasé par sa charrette

n°79039
regis 79
Posté le 05-08-2017 à 14:08:54  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 05 août 1917……
 
Ce 05 août 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, écrit ..
« Dimanche 5 août 1917,
Ma chère Marie,
je me fait* un réel plaisir a* t'envoyer quelques mots bien  
que je n'ai rien * plus a* te dire d'une fois à l'autre.
Nous voilà rendu* tout près des lignes bien qu'étant au
repos, il faut s'attendre a* monter en tranchées d'un jour à l'autre.
Ce matin, comme j'avais le temps, j'ai assisté à la messe,
et dans l'après-midi, on a absolument rien à faire, qu'à  
se promener, c'est une petite distraction d'écrire.
A bientôt peut-être.
Celui qui ne t'oublie pas.
Joseph »
 
* = écrit ainsi dans le texte original
 
Le grand-père Joseph n'écrit jamais explicitement où il se trouve, mais presque à chaque fois, il envoie une carte postale de l'endroit ou proche de l'endroit où il cantonne.  
Ce 05 août 1917, il écrit de Roderen, en Haute-Alsace, à 10km au sud de Thann (68). Ce n'est qu'à 30 km de Suarce (90) où son régiment, le 346ème  RI, sera mis à contribution dès le début septembre 1917.
 
Et Joseph Depoys espère bien partir en permission durant ce mois d'août .....

n°79093
regis 79
Posté le 09-08-2017 à 12:26:25  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 09 août 1917……...
 
Ce 09 août 1917, René Morin, né à Chalandray (86) en 1881 et habitant Villiers de Frontenay depuis 1901 au moins, change de régiment. Le 1er Régiment Léger, rattaché au 17ème Régiment de Chasseurs à Pied, va être dissous le 15 août suivant.
En poste au 1er Régiment Léger depuis le 1er août 1916, René Morin, celui qui est déjà le père de Thérèse, Marie-Louise, Renée et après guerre de Fernand, se bat dans la Marne en avril 1917, dans Reims et au Nord-ouest de Reims, à Courcy plus précisément.
Le JMO rapporte que, le 28 avril 1917, une attaque minutieusement préparée est lancée. L'objectif est de prendre des tranchées ennemies et éventuellement de faire sauter un barrage sur un canal avec l'appui du Génie.
L'artillerie ennemie réagit violemment, mais aucun point conquis n'est repris par les Allemands. 200 soldats allemands sont faits prisonniers, un millier estimés tués tout comme 31 tués et 73 blessés sont à déplorer dans les rangs du 1er Régiment Léger.
 
Le 29 avril 1917, une attaque allemande, menée pour récupérer le terrain perdu la veille, échoue. Encore 6 tués et 62 blessés côté français. Occuper les tranchées et répondre aux attaques incessantes des Allemands vont être le quotidien jusqu'à ce 09 août 1917. Ce jour-là, quelques jours avant la dissolution du 1er Régiment Léger, 475 soldats dont René Morin vont rejoindre le dépôt divisionnaire commun des 5 et 8èmes Régiments de Cuirassiers à Pied, régiments qui se battent eux aussi autour de Reims. La fiche matricule n'indique pas précisément vers lequel est affecté René Morin.
 
Quel que soit le régiment, de mi-août 1917 à mi-janvier 1916, tous les 2 vont occuper le secteur du Fort de la Pompelle, à l'est de Reims. L'historique du 8ème RC parle de cette zone ainsi : « C'est encore un secteur qui réclame beaucoup de travail: réseaux, abris, tranchées, travaux de la deuxième ligne, le tout ne pouvant généralement être fait que de nuit, et attirant assez souvent des tirs précis de l'artillerie ennemie, dont tous les observatoires avaient des vues splendides sur nos lignes. »  
Puis ce sera la bataille de Picardie en mars-avril 1918 avec la perte de 597 hommes pour le 5ème RC et de 653 au sein du 8ème RC....
 
Pour René Morin dispensé de service militaire pour corpulence faible, l'avenir s'annonce dramatique......
 
 
Ce même 09 août 1917, Joseph Depoys, mon grand-père reçoit l'insigne des blessés comme décoration (source livret militaire).

n°79104
regis 79
Posté le 10-08-2017 à 15:18:07  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 10 août 1917……..
 
Ce 10 août 1917, Alexandre CHARLES, né à Allonnes (79) en 1879 et habitant Frontenay depuis 1897, quitte le 27ème RIT auquel il est affecté depuis décembre 1914.  
Alexandre CHARLES va souffrir avec son unité : perte de 38% de l'effectif de son régiment en Artois en 1915-1916, perte de 650 hommes du même régiment en Champagne en un seul jour, le 31 janvier 1917.
De juin à octobre 1917, le 27ème RIT va être envoyé dans le secteur de la Woëvre, à cheval entre la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Depuis juin 1917 jusqu'à ce 10 août 1917, le secteur est plutôt calme pour le 27ème RIT, car le JMO ne mentionne que des déplacements, pas de combats.  
Ce 10 août 1917, alors que le régiment cantonne à Belrain, au bord de la Voie Sacrée, dans la Meuse, entre Bar-le-Duc et Verdun, un peu à l'écart de la zone de la Woëvre, Alexandre CHARLES est muté au Fort de Romont, dont je n'arrive pas à savoir si c'est dans la commune de Romont dans les Vosges ou bien si c'est un fort de la zone de Verdun. Si un internaute a une idée.........
 
Le passage d'Alexandre CHARLES au Fort de Romont va être de courte durée. 11 jours plus tard, le 21 août 1917, il va rejoindre la maison Bercy-Lecomte à Barantin, en Seine-Inférieure de l'époque. Je suppose que c'est en rapport avec sa profession de Bourrelier. Si là aussi un ami internaute a une idée, car je n'ai rien trouvé sur Internet.........
 
Ce sera là son dernier jour de campagne contre l'Allemagne. Alexandre CHARLES vivra après guerre à Frontenay, toujours comme bourrelier, y décédera en mai 1939 et y est inhumé dans le cimetière communal.
 
 
Ce 10 août 1917 aussi, Damien Marsault, né à Frontenay en 1877, un des 4 frères Marsault, doit se sentir frustré.
 
Sa fiche matricule rapporte une situation confuse à son sujet : en poste depuis la mi-mars à l'usine de production d'énergie d'Issy-les-Moulineaux près de Paris, Damien Marsault est muté successivement le même jour 1er juillet 1917 au 21ème Régiment d'Infanterie Coloniale, puis aux Ateliers de Puteaux, puis au 1er Régiment du Génie avant d'être mis en sursis comme entrepreneur de battages à Frontenay du 18 juillet au 31 octobre 1917. Hélas pour lui, ce 10 août 1917,  le général commandant la 9ème Région, annule son sursis comme entrepreneur de battages !
La motivation n'est pas mentionnée, pas plus que l'endroit où doit retourner Damien Marsault. En tout cas, il ne repartira pas au front.

n°79119
regis 79
Posté le 14-08-2017 à 09:41:10  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 14 août 1917……..
 
Ce 14 août 1917, Octave Dubois, né à St Jean de Sauves (86) en 1874 et habitant Frontenay depuis au moins 1898, quitte la 9ème Section Territoriale d'Infirmiers. Il est détaché à compter de ce jour pour travaux agricoles de catégorie A à Frontenay.
Octave Dubois ne le sait pas encore à ce moment-là, car tellement d'autres soldats sont rappelés, mais c'est la fin de la campagne contre l'Allemagne pour lui.
Octave Dubois vivra toujours après guerre à Frontenay où il décédera en janvier 1955.
Pour ceux qui connaissent le village, Octave Dubois, qui aura la douleur de perdre sa fille Eva Zilda en 1947 et une petite-fille, Suzanne, en 1953, n'est autre que le beau-père de Moïse Penot dit Marcel Penot, dont la maison située rue de Verrines, est aujourd'hui en piteux état.

n°79161
regis 79
Posté le 16-08-2017 à 22:52:43  profilanswer
 

Il y a cent ans et 1 jour, le 15 août 1917……...
 
Ce 15 août 1917, Marcel Valançon, né à Frontenay en 1870, frère de mon arrière-grand-mère Constance Panier, qui avait quitté la Maison Gounin à Amboise, fabricant de chaussures, le 22 juin 1917, pour le 144ème RI à Bordeaux, change à nouveau d'affectation. Il intégre ce 15 août 1917 la 18ème section de Commis basée aussi à Bordeaux.
 
Marcel Valançon n'est plus exposé à un déplacement hors de Bordeaux, sa ville de résidence d'avant guerre, mais son fils André, lui, est au front avec le 319ème RI. Il vient de quitter la Somme pour se retrouver à Fismes, dans l'Aisne, au Chemin des Dames.
 
La Somme était calme depuis un mois pour le 319ème RI, le Chemin des Dames dans l'Aisne l'est beaucoup moins.
 
Marcel Valançon a de quoi s'inquiéter pour son fils André .......

n°79231
regis 79
Posté le 21-08-2017 à 09:08:41  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 21 août 1917……...
 
Ce 21 août 1917, Onésime Thiollet, né à Frontenay en 1886, 1 des 5 frères Thiollet, est en poste avec la 7ème batterie du 53ème RA, dans la Meuse, à Mort-Homme, commune d'Avocourt.
La victoire de Verdun en décembre 1916 laisse quelques positions menaçantes à la disposition des Allemands. Si pendant plusieurs mois, la situation est plutôt calme dans le secteur de Mort-Homme, les Allemands cherchent malgré tout à reprendre du terrain de ce côté-là pendant que les Français veulent réussir une offensive qui les mettent définitivement à l'abri dans cette région.
Après plusieurs coups de main de part et d'autres, une offensive française initialement envisagée le 17 août est finalement prévue au 20 août 1917. L'heure de l'offensive est fixée à 4h40 du matin, après un travail préparatoire pendant les 2 jours précédents.  
La bataille fait rage.  
Le JMO du 53ème RA rapporte que le 20 août, pour ce seul régiment, des tirs de barrage sont effectués en grand nombre : 7759 obus sont tirés sur la cote 304 et les objectifs situés aux alentours.
Le JMO de la 7ème batterie rapporte, lui, que les hommes souffrent beaucoup des obus toxiques et sont malades, une trentaine de chevaux sont inopérants.
Ce 21 août 1917 justement, les tirs de harcèlement sur cette même cote 304 continuent : 2770 obus « seulement » sont envoyés.
 
Mais l'ennemi n'est pas abattu pour cela et riposte.  
Le JMO de la 7ème batterie note qu'à 2h55 du matin, 3 hommes, dont Onésime Thiollet, sont atteints au début d'un tir de barrage.  
Le JMO du régiment rapporte, avec une précision surprenante pour cette période très agitée: « Thiollet Onésime, de la 7ème batterie - plaie pénétrante par éclat d'obus de la face intéro-inférieure de la cuisse droite et de la face extérieure du genou droit avec fracture de l'extrémité inférieure du fémur droit. Évacué. »
 
Onésime Thiollet est évacué sur l'ambulance 11/13 à Brocourt-en-Argonne (Meuse), où il décède à 6h15 ce même jour.
La transcription du décès est enregistrée à la mairie de Frontenay le 25 décembre suivant.
 
Onésime Thiollet est inhumé provisoirement au cimetière militaire de Brocourt, puisque son corps est exhumé le 21 juin 1922 et restitué à la famille.
 
Un ami généalogiste m'a rapporté, des Archives Départementales de la Vienne, des documents concernant le retour des cendres d'Onésime Thiollet à Frontenay. Le train mortuaire, comprenant 38 corps,  part de la gare de Brienne-le-Château (Aube) le 11 juillet 1922 pour arriver à Châtellerault (Vienne) le 17 juillet suivant. La gare indiquée par la famille pour récupérer le corps de son défunt est naturellement celle de St Jean-de-Sauves, la plus proche de Frontenay.
 
J'ai retrouvé aussi quelques articles de journaux. Le 13 juillet 1922, un filet de 2 lignes dans le journal local, le Courrier de la Vienne et des Deux-Sèvres, annonce le retour des corps, sans autre précision. Le lendemain, le même journal annonce l'arrivée du cercueil d'Onésime Thiollet à la gare de St Jean-de-Sauves pour le mardi 18 juillet 1922 à 8h14 du matin. Aucune trace de la cérémonie ne figure dans les journaux que j'ai consultés.
 
Onésime Thiollet repose ainsi dans le cimetière communal, auprès de son épouse Marguerite Richard décédée en 1970, où leur tombe est encore visible. Onésime Thiollet est avec Elie Moulien un des deux soldats de Frontenay de la guerre 14/18 Morts pour la France à être inhumé dans le cimetière du village. Tous les autres reposent dans des Nécropoles Nationales ou dans un lieu inconnu car portés disparus.
 
Onésime Thiollet a 2 enfants lorsqu'il meurt en 1917: Rémy et Marie, future épouse Edgar Barbier.

n°79238
regis 79
Posté le 22-08-2017 à 11:24:39  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 22 août 1917……...
 
Ce 22 août 1917, Damien Valançon, né à Frontenay en 1878, termine sa convalescence suite à ses pieds gelés dans les tranchées de Verdun.  
Il ne retourne pas dans un régiment de combat mais rejoint, contrairement à ce que j'avais écrit en janvier dernier, le front en intégrant le 8ème Escadron du Train des Équipages, front où il restera jusqu'en janvier 1919.
Et pourtant, Damien Valançon souffre de parésie (manque de motricité) des membres inférieurs !
 
Je ne sais pas à partir de quels critères certains soldats sont renvoyés pour travaux agricoles en cette année 1917 et pas Damien Valançon, car son état ne doit pas être bien brillant. Sa fiche matricule annonce qu'en 1919, il est proposé temporairement pour une invalidé de 100% qui sera rapportée ensuite à 90% en 1920 et définitivement à 60% en 1924 !
 
Damien Valançon, au front avec le 8ème Escadron du Train des Équipages, n'est pas à l'abri du danger pour cela, bien au contraire. Le seul JMO du 8ème escadron qui existe pour cette période, celui de la 1ère compagnie, pas forcément celle de Damien Valançon d'ailleurs, rapporte qu'au début du mois de septembre 1917, en transportant la moisson des territoires reconquis de Champlat à la Neuville-aux-Larris (Marne), un obus est tombé près du convoi, tuant un soldat et en en blessant 6 autres.
 
Et même si Damien Valançon survit à la guerre, il doit être suffisamment atteint dans son intégrité physique, car ses 2 enfants, Robert et Camille, seront « adoptés comme pupilles de la Nation » le 17 juillet 1920, soit 15 ans avant son décès !

n°79276
regis 79
Posté le 25-08-2017 à 22:20:06  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 25 août 1917……...
 
Ce 25 août 1917, Joseph Depoys, mon grand-père, envoie une carte à sa future, Marie Panier.
Il écrit :
« Samedi 25 août 1917,
Ma chère Marie,
Quelques lignes seulement à mon arrivée pour te faire part de
mon voyage qui s'est terminé en très bonnes conditions et je suis  
arrivé à bon port.
J'ai rejoint ma compagnie hier au soir, j'aurais pu écrire aussitôt,
mais cela n'avançait pas, car le courrier ne part qu'aujourd'hui.
J'ai trouvé les camarades au repos de la veille, ce qui  
est toujours intéressant en arrivant de « perme » car le
voyage est assez fatiguant.
Bonne santé, je t'en souhaite ainsi. Celui qui t'aime
et qui t'embrasse amoureusement.  
Joseph
"
 
Ce 25 août 1917, le 346ème RI de Joseph Depoys stationne près de Réchésy (Territoire de Belfort), à 25 km au sud-est de Belfort. La situation est plutôt calme.....

n°79311
regis 79
Posté le 29-08-2017 à 11:43:34  profilanswer
 

Il y a cent ans et 1 jour, le 28 août 1917……..
 
Ce 28 août 1917, Maurice Amauger, né à Frontenay en 1897, le cadet des frères Amauger, reçoit la citation suivante : "jeune téléphoniste d'un courage et d'un sang-froid remarquable. Toujours prêt pour les missions dangereuses, notamment pour l'établissement et l'entretien d'une ligne d'observatoire au cours de l'offensive d'août 1917 : Croix de Guerre avec étoile d'argent".
 
L'offensive d'août 1917 précitée est appelée aujourd'hui la 2ème bataille de Verdun. Le 1er août 1917, Maurice Amauger et son régiment, le 226ème RA, s'y dirigent par étapes et y arrivent le 6 août (bivouac près de Belrupt).  
L'historique du régiment rappelle que, dès le 7, les deux groupes mettent en batterie dans la région de Douaumont et prennent part aux offensives des 20 (au nord de Louvemont) et 26 août (lieu non précisé).  
 
L'historique précise : « Se faisant l’égal des vieux régiments de l’arme, le jeune 226ème fait belle figure au milieu du 32ème corps. Fortement éprouvés par les bombardements en obus de gros calibre (380 au 1er groupe), (420 au 2ème groupe) et en obus asphyxiants, le régiment mérite déjà sa fière devise « jusqu’au bout » ».
Durant la période du 1er août 1917 au 22 septembre 1917, date à laquelle il est relevé, le régiment enregistre 26 tués et 111 blessés.
 
Et le JMO de compléter : les hommes gênés mais équipés de masque à gaz, sont uniquement victimes des obus. Les chevaux eux, non équipés de masque à gaz, sont en plus victimes des obus asphyxiants. Une centaine d'entre eux va disparaître dans cet enfer et les autres ne sont pas en bon état.
 
Voilà dans quelles circonstances Maurice Amauger est distingué par sa hiérarchie. Si le 226ème RA est mis momentanément en réserve, Maurice Amauger et son régiment auront aussi l'honneur de servir durant la bataille de Picardie en 1918 …..........

n°79329
regis 79
Posté le 01-09-2017 à 23:54:48  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 01 septembre 1917……...
 
Ce 01 septembre 1917, Georges Depoys, né à Frontenay en 1883, le mari de Cécile, le père de Marcel et Esther, quitte le 66ème Régiment d'Infanterie pour rejoindre le 6ème Régiment du Génie.  
En fait et je l'ai oublié il y a 1 mois, c'est que Georges Depoys est en sursis comme entrepreneur de battages à Frontenay depuis le 31 juillet 1917 et va le rester jusqu'au 1er décembre 1917. Il change de régiment tout en restant en sursis !
 
S'il est difficile de suivre son parcours dans le Génie à compter de décembre 1917, il en est tout autre pour son passage dans l'Infanterie de février 1916 à juillet 1917.
L'Historique du Régiment rapporte que le 66ème, après avoir combattu en Champagne au début 1917, est au combat dans l'Aisne de mai à juillet 1917.
Le combat dans l'Aisne, c'est en grande partie au Plateau de Craonne qu'il a lieu, Craonne où le 66ème RI obtient deux citations à l'ordre de l'Armée :
 
« Le 66e régiment d’infanterie, sous les ordres du lieutant-colonel PAILLE, a enlevé, le 8 mai 1917, une
première position fortifiée devant laquelle plusieurs attaques avaient échoué, a refoulé victorieusement, le 10
mai, deux violentes contre-attaques exécutées par des troupes fraîches supérieures en nombre et achevé, les
22, 23 et 24 mai, la conquête de toute la position ennemie, en prennant à l’adversaire, au cours de ces
opérations, de nombreux prisonniers, plusieurs mitrailleuses et lance-bombes.
Au Q.G., le 11 juillet Signé : DUCHENE 
»
 
Puis :
« Le 66e régiment d’infanterie,
Sous les ordres du lieutenant-colonel PAILLE, après avoir travaillé sans arrêt pendant quinze jours et
quinze nuits à l’organisation défensive d’un plateau particulièrement convoité par l’ennemi, et battu sans
interruption par ses feux, a résisté le 19 juillet 1917 à une attaque minutieusement préparée et menée par des
troupes d’élite (5e division de la Garde). Après avoir reculé momentanément sous cette poussée, a su
s’accrocher au terrain et, par des contre-attaques locales, conserver ou reconquérir les points importants du
secteur. Attaqué une seconde fois, le 22 juillet, a, malgré ses pertes et sa fatigue, coopéré avec des troupes
venues l’appuyer, au maintien de la ligne sur laquelle il s’était accroché le 19.
Au Q.G., le 19 août 1917
Signé : DUCHENE
 »
 
Mais le bilan est lourd pour le 66ème RI: 339 hommes sont tués ou blessés en mai, 450 autres le sont en juillet.
Georges Depoys aura de quoi se souvenir de son passage au 66ème RI.
 
Ce que ne sait pas Georges Depoys, c'est qu'il reviendra au 66ème RI en 1918, pour …....8 mois ! Il aura « droit » avec ce régiment à la bataille de la Somme puis à celle de la Marne......
 
 
Ce 01 septembre 1917 aussi, Samuel Foucteau, né à Frontenay en 1872 et habitant Avoine (37) depuis 1896, quitte le 71ème RIT pour le 51ème RIT.
Le 71ème RIT participe à des travaux routiers, de défense et d'approvisionnement en matériel de janvier à juin 1917 (région de St Quentin (02), avant d'être envoyé début juillet de Ham (80) à la Cote 304 dans la Meuse !
 
D'après l'historique du régiment, Le 71ème RI est chargé ici du ravitaillement des munitions, de la création d'abris, d'aménagement de moyens de communication. Les bûcherons et les télégraphistes travaillent sous la pluie, et reçoivent de nombreux obus, parfois asphyxiants.  
Le régiment n'est pas en première ligne, mais il est exposé quand même et les victimes sont plus nombreuses à la Cote 304 que dans l'Aisne. On dénombre 20 tués et 129 blessés en ce mois de juillet 1917 pour le 71è RIT.
 
Le passage de Samuel Foucteau au 51ème RIT est impossible à suivre. Le JMO n'existe pas pour 1917 et l'Historique du régiment est peu loquace. J'ai toutefois retrouvé cette anecdote qui illustre bien l'incertitude de la guerre, même lorsqu'on est censé être hors d'atteinte :
« Le 23 juillet 1917, vers, 8 heures du soir, un avion paraît au-dessus de Lusse, très bas, visiblement désemparé. Le jour commence à peine de s'éteindre. On voit nettement les ailes noires de l'appareil raser la ligne du Camp Romain. Mitrailleuses et canons allemands font rage. Encore un bond et l'avion vient capoter au milieu des prés de la Fave, à même distance des lignes ennemies et des nôtres. Un homme en sort, s'arrête. Il paraît hésiter ; ou amis ? ou ennemis ? Cependant les 77 ont vite approché le point de chute de l'avion. Stupéfaction de l'aviateur : il eut à peine le temps de s'interroger sur le parti à prendre qu'une silhouette se dresse près du réseau voisin qui barre la vallée, et qu'une voix française lui crie : « Amène-toi ». Un instant après, il est cueilli par celui qui l'appelait. C'est le patrouilleur VALDENAIRE et ses camarades, MICHEL, ROUGEON et MIQUEL, de la 1re Compagnie. Dès qu'ils ont vu piquer l »avion, sans attendre d'ordres, ils ont franchi nos lignes, parcouru à découvert 500 mètres de prairie et sont arrivés à point pour recevoir le pilote perdu. Celui-ci, le caporal LAAGE, après avoir accompli une mission de bombardement, avait vu subitement son moteur refuser de fonctionner et, pendant que les obus allemands le poursuivaient, avait parcouru 35 kilomètres, en vol plané, sans autre accident... qu'un éclat d'obus traversant le plancher de la carlingue et lui passant entre les genoux en arrachant son pantalon. Son émotion n'était pas feinte quand, après avoir couru avec ses sauveurs, au milieu des 77, il rentrait chez nous en leur disant : « Vous êtes de chics types ». »
 
Samuel Foucteau terminera la guerre avec le 51ème RIT et sera démobilisé en janvier 1919.

n°79373
regis 79
Posté le 04-09-2017 à 19:57:53  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 04 septembre 1917……...
 
Ce 04 septembre 1917, Onésime Thiollet, né à Frontenay en 1886, que j'ai évoqué le 21 août dernier et Mort pour la France ce jour-là à Brocourt-en-Argonne suite à ses blessures au Mort-Homme, reçoit à titre posthume une citation reportée telle quelle sur sa fiche matricule: ordre du régiment n° 122 du 04 septembre 1917 « canonnier servant, dévoué et courageux, blessé grièvement en exécutant un tir de barrage commandé pendant un violent bombardement de la position ennemie ». Décoration: Croix de Guerre
 
La citation est mal retranscrite sur la fiche matricule. Le JMO de la 7ème batterie du 53ème RAC est plus juste puisqu'il précise que le matricule d'Onésime Thiollet est 014080 (matricule d'ailleurs de son ancien régiment, le 49 ème RA de Poitiers) et qu'il est « blessé grièvement en exécutant un tir de barrage commandé pendant un violent bombardement de la position de sa batterie ».
 
Onésime Thiollet est malheureusement bien victime d'un tir ennemi et non d'un accident de sa batterie comme aurait pu le laisser supposer la citation de sa fiche matricule.

n°79382
regis 79
Posté le 06-09-2017 à 09:17:21  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 06 septembre 1917……...
 
Ce 06 septembre 1917, Eugène Vinais, né à Frontenay en 1871 et habitant Roiffé (86) depuis 1911, qui a quitté le 2ème escadron du train la veille, est dirigé ce jour sur la préfecture de la Vienne. Il est détaché pour travaux agricoles de catégorie B.
 
Pour mémoire:
Catégorie A : propriétaires exploitants, fermiers et métayers. Ils sont renvoyés dans leur exploitation. Bien que propriétaires, ils doivent théoriquement un temps de travail hebdomadaire à la communauté (cinq journées de travail pour la communauté pour un propriétaire de moins de 5 hectares à une seule pour un propriétaire de 20 hectares et plus).  
Catégorie B : ouvriers agricoles et agriculteurs des régions envahies. Ils sont affectés à une commune ou à une exploitation.  
 
Pour plus d'informations, je vous invite à consulter le site très explicite sur le sujet des détachements agricoles :  
http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E414DetachesAgricoles.html
 
Eugène Vinais ne repartira pas au front. La seule autre information que je possède, c'est qu'il décédera le 17 mars 1948 à Loudun (86).

n°79463
regis 79
Posté le 11-09-2017 à 19:57:11  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 11 septembre 1917……...
 
Ce 11 septembre 1917, Ludovic Goubault, né à Frontenay en 1873, quitte le 17ème Escadron du Train des Equipages pour rejoindre le 19ème Escadron du même nom.
 
Peu de changement donc dans la dure activité de tringlot de Ludovic Goubault, si ce n'est qu'il change d'unité.
En complément de ce que j'avais évoqué le 25 janvier dernier, il y a lieu de préciser que son nouvel escadron, d'après l'historique de cette unité, met sur le pied de guerre, du 1er au 15 août 1914:
 - 20 unités hippomobiles, soit environ 7.000 hommes,  
 - 120 unités automobiles, soit environ 12.000 hommes.  
Le dépôt du 19ème Escadron du Train administre, en plus des 213 unités hippomobiles et automobiles, 26 services spéciaux. Pendant la durée de la guerre, il incorpore 45.000 chevaux et 150.000 hommes.  
Le trésorier paye de 2 à 4 millions de solde par mois.  
Les services administratifs ont employé, en moyenne, 160 militaires et 230 personnels féminins pendant toute la durée de la guerre.  
 
Et il y a 20 escadrons comme celui-ci!
Ces chiffres montrent l'importance de la mobilisation des moyens pour permettre aux soldats du front d'être approvisionnés. Ils sont tellement énormes que j'ai du mal à apprécier à sa juste valeur le travail fourni pour en arriver à ce niveau.
 
Ludovic Goubault, le grand-père de Claudette qui habite toujours la Hocherie de Coussay (86), restera au 19ème Escadron du Train jusqu'au 20 novembre ….....1918, avant d'être démobilisé en janvier 1919.

n°79515
regis 79
Posté le 13-09-2017 à 21:50:27  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 13 septembre 1917……...
 
Ce 13 septembre 1917, Maxime Barreau, né à Thénezay en 1894 et habitant Frontenay depuis au moins 1913, entame sa première journée de campagne contre l'Allemagne avec l'Armée d'Orient.  
Je l'avais évoqué pour la dernière fois le 13 février 2015 , à l'occasion de son anniversaire, cent ans plus tôt. Artilleur engagé pour 3 ans en 1913 au 20 ème RA de Poitiers, il est « naturellement » mobilisé dès le 02 août 1914. Il intègre successivement le 5ème RAL, puis le 114ème RAL, enfin le 101ème RAL où il est en poste depuis bientôt 2 ans avant donc de rejoindre ce 13 septembre 1917 le 115ème RAL et l'Armée d'Orient.  
Il m'est impossible de suivre son parcours, ne connaissant pas son numéro de batterie. Avant la fin de la guerre, il change 2 fois de régiment d'artillerie (111ème RAL au 3ème ou 4ème groupe le 17 octobre 1917, puis le 145ème RAL le 08 mars 1918)
Maxime Barreau revient d'Orient en avril 1919 et est démobilisé le 30 septembre 1919.
 
Après guerre, Maxime Barreau entre aux Chemins de fer où il fait carrière.
 
Le 07 avril 1920, Maxime Barreau se marie avec Henriette Drouet, originaire de Frontenay. N'ayant pas d'enfants, il élève Pierre Bontemps, un des fils de sa belle-soeur Léa Drouet, dont le mari se tue accidentellement dans le village, en abattant un arbre, le 25 janvier 1926.  
Il perd son épouse en 1950 et se remarie avec Berthe Marru en 1953, qui a déjà un fils, André Fouché, que les anciens du bourg ont bien connu.
 
Maxime Barreau passe sa retraite à Frontenay, dans une petite maison aujourd'hui inhabitée et y décède le 26 mars 1971. Il repose dans le cimetière communal.

n°79550
regis 79
Posté le 16-09-2017 à 09:59:28  profilanswer
 

Il y a cent ans, jour pour jour, le 16 septembre 1917……...
 
Ce 16 septembre 1917, c'est le dernier jour de Pierre Ernest THOMAS, né à Frontenay en 1871, au 6ème Régiment du Génie. Le lendemain, il est détaché pour travaux agricoles de catégorie A à Frontenay. Je l'avais déjà évoqué pour les journées du 08 janvier 1915, du 21 juin 1915 et du 24 septembre 1916. Il est malheureusement impossible de suivre son parcours au Génie. Son histoire militaire va s'arrêter ici. Il ne sera plus mobilisé.
 
J'ai rencontré son petit-fils, Pierre THOMAS, il y a 2 ans environ, âgé de plus de 80 ans, à la forme pétillante. Lors de notre conversation, ce dernier me précise que son grand-père Pierre Ernest quitte Frontenay pour Paris de 1891 à 1913. Il y fait fortune, mais revient s'établir à Frontenay en 1913 à cause de la santé chancelante de sa femme, Marie Cadu, qui décédera finalement le 02 novembre 1926 à Frontenay.
Et un jour, sans l'avertir, Pierre Ernest THOMAS achète une boulangerie à son fils Ernest qui est obligé de la faire tourner, alors que ce n'est pas forcément son souhait.
Après le décès du maire en place, Jules Gaillard, fin novembre 1921 et une élection partielle début 1922, Pierre Ernest THOMAS devient directement maire de Frontenay le 10 janvier 1922, sans passer par la case conseiller municipal.  
Il reste à la tête de la Commune de Frontenay jusqu'en 1938, puis démissionne pour raisons de santé, avant de s'éteindre dans d'horribles souffrances quelques mois plus tard, apparemment chez son fils Ernest, à St Jean de Sauves (86). C'est son adjoint Georges Métais qui le remplace au poste de maire.
 
Pierre THOMAS me raconte enfin que son grand-père, au poste de maire, reçoit des personnalités dont la plus importante du département, le Préfet, venu déjeuner dans la maison qu'il possède encore à Frontenay. « Ce jour-là, alors que je n'avais que 7 ans, il fallait que je me tienne à carreau ! », raconte délicieusement l'intéressé.
 
 
Ce 16 septembre 1917 aussi, Gustave Guillon, né à Frontenay en 1871, quitte le dépôt du 6ème Régiment de Cuirassiers et est détaché pour travaux agricoles de catégorie A  à Frontenay. Lui aussi ne sera plus mobilisé.
 
Après guerre, Gustave Guillon, futur beau-père d'Abel Mercier, continue d'habiter Frontenay jusqu'à son décès en janvier 1944, après avoir perdu son épouse Maria Hermance Valançon en 1937. Il n'aura pas la tristesse de voir disparaître son unique fille, Germaine, quelques mois après lui, le 17 août 1944...........

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