Bonjour à Toutes & Tous
Bonjour JP (Jean-Pierre?)
- Vous avez dit "Romedenne" : la tranchée belge en veille se réveille !
- En août 1914, les 1er RI et 84e RI forment la 2e brigade de la 1ère division d'infanterie (1ère DI) du 1er corps d'armée (1er CA) appartenant à la Ve armée française ... ;
- L'ouvrage "Documents pour servir à l'histoire de l'invasion allemande dans les provinces de Namur et du Luxembourg" (5e partie - tome VI de 1923) de J. Schmitz et N. Nieuwland nous livre quelques informations sur l'action du 1er RI le 24/08/1914 à Romedenne dans l'Entre-Sambre-et-Meuse:
(p. 194 et s.) - Surice et Romedenne:
(...) " C'est qu'en effet, le 1er corps français, venant de la région de Sart-Saint-Laurent et Malonne, était loin d'atteindre, à la soirée du 24 août, la position Mariembourg - Vierves qui lui était assignée. L'arrière-garde de la 1ère DI (1e RI) était encore à Surice et Romedenne à 20h30, quand le 104e IR allemand se présenta à l'entrée de Surice. Il s'engagea alors un court combat, dont le lecteur pourra se faire une idée précise en prenant connaissance du rapport suivant, qui relate l'activité de la 8e cie (2e bataillon) française et d'une section de mitraileuses (SM) qui se trouvaient aux avant-postes:
" Le 24 août à 16h, après une marche effectuée par une chaleur accablante, le 1er régiment, venant des environs de Sart-St-Laurent, arriva à Romedenne.
Le 2e bataillon fut envoyé aux avant-postes. La 8e cie fut postée à l'est du cimetière, la 7e et la 6e à l'ouest du chemin de Surice à Romedenne, la 5e à l'est de ce même chemin; les 1er et 3e bataillon et l'Etat-Major à Romedenne.
L'attaque du bivouac débuta vers 19h15 par une fusillade, à laquelle succéda le canon vers 20h. Dès que le petit poste de la 8e cie fut aux prises avec un groupe d'ennemi, comprenant cavalerie, auto-canon et auto-mitrailleuses, le capitaine Frère fit prendre les emplacements de combat et se porta sur les lieux. Il fut aussitôt blessé. Le lt Delgorge prit le commandement, mais le déplacement de la compagnie se faisait difficilement, car elle recevait le feu en avant, venant de l'ennemi, et en arrière, venant des unités de réserve et des mitrailleuses. La SM du lt Carbenay était installée à 500m au nord de Romedenne, sur la route de Surice et tira environ 2000 cartouches.
Le premier obus ennemi tomba contre le mur du cimetière, un autre en avant de la 3e section, deux autres sur le village. Il était 20h15. La 4e section, qui se trouvait dans une zone particulièrement battue, fut très éprouvée.
La 2e et la 3e section de la 8e cie gagnèrent par bonds un emplacement situé au nord de la route, mais se trouvèrent bientôt isolées. La nuit était venue. Dans un moment d'accalmie, une partie des 4e et 1ère sections rejoignit la compagnie, qui se replia dans la direction de Surice, contourna Romedenne bombardé et gagna le sud. Le lendemain matin, la compagnie rejoignit le régiment; elle comptait 52 tués, blessés et disparus; parmi les blessésn outre le capitaine, le lieutenant Delerne.
A Romedenne, le bombardement commença à 20h. Au poste de police, situé près de l'église, plusieurs Français furent tués et blessés.
Dans la nuit qui suivit ce combat, le feu fut déjà mis par sauvagerie à quelques maisons et plusieurs habitants furent tués dans les rues." (...)
- Un bon dimanche (lourd et ensoleillé) de Bruxelles !
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Bien cordialement
Paul Pastiels