Re,
Pour l'uniforme Français, dans la nature, le sombre se voit mieux que le rouge d'autant que celui-ci était masqué en partie par la capote. En plus après quelques jours de combat le pantalon était passablement défraîchi. Le rouge est une couleur naturelle, pas le noir. Suffit de voir certains camouflages de stahlhelm qui comportent étrangement du rouge. Contrairement à ce que l'on pourrait penser le gris de fer bleuté des chasseurs ou la veste noire de l'officier étaient des plus visibles. Le blanc se voit très bien, c'est pas pour rien que les chics et chocs se maquillent le visage. Le képi, il ne faut pas oublier qu'ils avaient un couvre képi. Par contre les gamelles alors là ça craint beaucoup d'autant qu'elles étaient astiquées.
Il ne faut pas oublier que l'homme comme n'importe quel prédateur donne une priorité visuelle au mouvement. Quelqu'un d'immobile en limite de la hausse de combat est difficilement décelable. Quelqu'un de mobile quelque soit son camouflage est vu de suite. Le problème c'est que l'assaut souvent a été déclenché prématurément. Mauvaise habitude prisent lors des manœuvres pour épater les chefs.
Suffit de lire des témoignages allemands, souvent ils se plaignent de ne pas voir d'où on leur tire dessus. Quant ceux-ci montaient à l'assaut, malgré leur tenue discrète ils essuyaient les mêmes pertes que nous. Forcément malgré l'approche par bonds d'une position défilée à une autre, même en suivant au maximum les défilements, un bataillon en colonnes de compagnie était forcément vu, tout comme une compagnie en lignes de colonnes de sections quelque soit leur dispersion.
L'efficacité d'un tir frontal pour un tireur moyen se situe plutôt dans la zone des 200m qu'au delà. Et encore c'est du posé couché avec appui sur cible unique et fixe qui comble du bonheur ne réplique pas. Une ligne d'assaut franchissait les 200 derniers mètres en moins de 2 mm. Devait être dur d'engager le deuxième chargeur et de viser posément le premier pantalon rouge venu.
Ce qui faisait mal c'est surtout les tirs de shrapnels ou de fusants et les tirs de saturation (Densité de feux qu'elles soient obtenue au fusil (Tir par salves ou à répétition) ou à la mitrailleuse). Pour les mitrailleuses c'est surtout le tir de flanquement qui sont les plus dangereux, car la ligne d'attaque va se jeter sur la zone dangereuse et forcément, prise en enfilade, elle offre un maximum de cibles potentielles aux balles perdues.
La couleur de l'uniforme est un faux problème. Les vrais problèmes sont surtout dans la dispersion (fâcheuse tendance instinctive à se regrouper en cours d'assaut), l'appui des amis et la contre attaque de l"ennemi. Une autre fâcheuse tendance était celle de bourrer devant soi, plutôt que de fixer puis de déborder.
Cordialement
Patrick
Message édité par patrick corbon le 28-08-2008 à 02:01:14